Les jeunes femmes doivent être pleinement encouragées à participer à l’éducation en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques

08 Novembre 2015

Une discussion de panel intitulée « Promouvoir et renforcer un enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) sensible au genre pour les adolescentes » s’est tenue le 7 novembre au Siège de l’UNESCO, à Paris, en tant que manifestation parallèle à la 38e session de la Conférence générale.

Dans son allocution de bienvenue, M. Qian Tang, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour l’éducation, a déclaré : « Il existe une prise de conscience croissante du fait que l’amélioration de la participation et des résultats des filles dans les matières STEM est essentielle, non seulement pour accroître leurs possibilités d’apprentissage et leur niveau d’éducation global, mais aussi pour leur donner les moyens de répondre aux besoins du marché du travail en termes de diversité des capacités et des compétences, de devenir des agents du changement et de contribuer à la l’édification de sociétés équitables, justes et durables. L’éducation aux STEM peut également aider à renforcer la confiance des filles/femmes, qui est selon moi un fondement important de leur autonomisation. »

La discussion a souligné l’importance de promouvoir l’égalité des genres par le biais de l’éducation aux STEM, et elle s’est penchée sur les besoins en termes d’enseignantes en STEM motivées, en termes d’’institutionnalisation de la formation à l’égalité des genres pour les enseignants, et en termes d’évaluations systématiques, du point de vue du genre, des politiques, des programmes scolaires et de la pédagogie relatifs aux STEM dans l’éducation des jeunes.

Le panel a été présidé par l’Ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, le Dr Hayat Sindi et parmi les intervenants figuraient le Dr Khair Mohamad Yusof, Directeur général pour l’éducation, Ministère de l’Éducation, Malaisie ; le Dr Florence Tobo Lobé, Présidente, Fondation Rubisadt, Cameroun ; S. Exc. Mme Crystal Nix-Hines, Ambassadrice, Délégation permanente des États-Unis d’Amérique auprès de l’UNESCO, et M. Gwang-Jo Kim, Directeur, Bureau régional de l’UNESCO pour l'éducation en Asie et dans le Pacifique (UNESCO Bangkok). Ils ont été rejoints par des représentants d’États membres, des experts internationaux, des enseignants et des défenseurs de l’égalité des genres dans l’éducation aux STEM.

« L’un de nos défis consiste à identifier les moyens de motiver les filles dès leur plus jeune âge, et de leur offrir ensuite les systèmes de soutien dont elles ont besoin pour poursuivre leur scolarité. Il est inquiétant de constater qu’à mesure que les jeunes femmes progressent dans le système éducatif, leur nombre ne cesse de diminuer. Nous devons construire ces systèmes de soutien, et je pense que nous pouvons trouver des mentors dans le monde entier qui seraient prêts à faire cela pour elles », a déclaré l’Ambassadrice Nix-Hines.

Malgré les progrès significatifs accomplis dans la parité entre les sexes au niveau de l’enseignement secondaire ainsi qu’au niveau de l’engagement des gouvernements à promouvoir l’égalité des genres dans l’éducation, le nombre de femmes poursuivant des études universitaires et des carrières dans les domaines des STEM révèle des inégalités de genre encore très marquées dans le monde entier ».

« Nous voulons dire aux filles dès le début, dès leur plus jeune âge, et même aux filles qui vont au collège, qu’elles doivent avoir des rêves. Quels sont vos rêves ? Vous pourriez être des pionnières.  Vous innovez quand vous assimilez des connaissances, transformées en capacités, et quand vous dites ‘je peux résoudre des problèmes pour ma société et pour le monde entier’ », a déclaré le Dr Florence Tobo Lobé.

Les projets STEM coordonnés par l’UNESCO sont notamment les suivants : Renforcer les programmes de STEM pour les filles en Afrique et en Asie-Pacifique (2015-2017, coordonné par le BIE de l’UNESCO, appuyé par la Malaisie) ; Les filles et les femmes dans la science, les technologies, l’ingénierie et les mathématiques en Asie (2014-2015, coordonné par le Bureau de l’UNESCO à Bangkok, appuyé par l’Institut coréen pour l’épanouissement de la femme (KWDI)), et Formation des enseignants et des directeurs d’école sensible au genre pour l’accès, la participation et la promotion des filles et des femmes dans l’enseignement des mathématiques, des sciences et des technologies (2011-2014, coordonné par les bureaux de l’UNESCO à Nairobi et Windhoek, appuyé par la Fondation GEMS).

S’appuyant sur le lancement et la mise en œuvre réussis des projets ci-dessus, la discussion s’est achevée par l’identification des possibilités pour l’UNESCO de mieux aider les États membres à renforcer l’enseignement des STEM sensible au genre pour les adolescentes.