L’équipe spéciale de lutte contre le terrorisme des Nations Unies et l’UNESCO s’engagent pour la promotion d’une culture de la paix au Burkina Faso

Dans le cadre de l’initiative d’assistance intégrée en matière de lutte contre le terrorisme des Nations Unies (I-ACT), le projet conjoint de l’équipe spéciale de lutte contre le terrorisme des Nations Unies (CTITF) et l’UNESCO sur la « Promotion de la culture de la paix, la gestion des conflits, la citoyenneté, la démocratie et la bonne gouvernance à travers l’éducation formelle au Burkina Faso » a été approuvé et bénéficie d’un financement fourni par le Centre des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme (UNCCT), à hauteur de 285 000 Dollars des Etats Unies. Le projet sera officiellement lancé le 25 septembre 2014 à Ouagadougou, en marge de la Journée internationale de la paix (21 septembre), célébrée cette année sous le thème : « Le droit des peuples à la paix ».

Ce projet répond à la volonté du CTITF d’appuyer la mise en œuvre effective par les Etats de la Stratégie antiterroriste mondiale de l’Organisation des Nations Unies et de ses quatre piliers fondamentaux, tel que réaffirmé récemment par l’Assemblée générale des Nations Unies (résolution 68/276).

En tant que membre du CTITF, l’UNESCO s’implique au titre du Pilier I, portant sur les « mesures visant à éliminer les conditions propices à la propagation du terrorisme ». A travers ce projet, les domaines de compétence de l’UNESCO seront mis à profit pour promouvoir l’éducation à la paix et l’inclusion sociale des communautés vulnérables, conditions préalable à un développement durable et condition essentielle pour endiguer la montée du terrorisme et de l’extrémisme dans la région de l’Afrique de l’Ouest, et au Burkina Faso en particulier.

En mettant l’accent sur l’éducation comme outil de promotion d’une « culture de la paix », concept lancé par l’UNESCO il y a 25 ans, il s’agit de poursuivre, à travers ce projet, l’action en faveur de l’éducation à la paix, la gestion pacifique des conflits, la participation démocratique et une gouvernance citoyenne pour un état de droit. Le projet sera mis en œuvre au Nord du Burkina Faso, ainsi que dans la ville d’Ouagadougou. L’objectif est de favoriser le dialogue interreligieux et inter-ethnique, ainsi qu’une meilleure compréhension interculturelle, avec une attention particulière au rôle que doit jouer la jeunesse et les conditions d’une participation plus active des jeunes comme acteurs contre la radicalisation, l’extrémisme et le terrorisme. Pour y parvenir, la formation et la communication, notamment par les radios communautaires et en langues locales seront privilégiées.

Le lancement du projet se fera en partenariat avec le ministère de l’Éducation, les autorités locales, les communautés, les journalistes, les ONG et autres acteurs de la société civile, ainsi que les associations de jeunesse. Les agences du système des Nations Unies et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) seront également associées.

Il est utile de  rappeler que c’est à la demande du Gouvernement du Burkina Faso que ce projet fut formulé en 2013, sous l’impulsion  de son excellence Djibril Ipéné Bassolé, ministre d’État, ministre des affaires étrangères et de la coopération. Son lancement officiel, le 25 septembre 2014, se fera en présence de hautes personnalités nationales et régionales.

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