Lutte contre les IST/VIH en milieux scolaires

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Vue des élèves complexe Léon Mba

© UNESCO
29 Novembre 2016

Le Comité de lutte contre le sida du ministère de l’éducation nationale (COLUSIMEN) a organisé, les 23 et 24 novembre 2016, un atelier de révision des modules de formation des membres des clubs santé (encore appelés pairs éducateurs) et de leurs encadreurs (enseignants, personnels administratifs, personnels de santé…). Une vingtaine de participants dont les inspecteurs et les conseillers pédagogiques membres du groupe d’appui pédagogique du COLUSIMEN, médecins, sages-femmes, psychologues, experts des agences onusiennes y ont pris part.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des actions du plan commun des agences du système des Nations Unies au Gabon pour la lutte contre le VIH-SIDA. Ce dernier prévoit, entre autres, la création de clubs santé dans les établissements scolaires (collèges, lycées et universités) et la formation des membres desdits clubs et leurs encadreurs. Les membres des clubs santé ont pour principale mission d’animer des activités de sensibilisation auprès de leurs pairs et des personnels de leurs établissements respectifs afin de réduire entre autre la prévalence des IST/VIH chez les jeunes.

En effet, « le taux de prévalence chez les jeunes de 15 à 24 ans demeure de 1,5%, au Gabon » (EDSG 2012), a rappelé, Madame Régine Bilogho, Spécialiste VIH et adolescence de l’UNICEF. Malgré les différents efforts entrepris dans la lutte contre le VIH –Sida, depuis 1990, au Gabon, il ne semble pas régresser. Il est plus criard chez les filles de cette tranche d’âge, 2,4% contre 0,4% chez les garçons. Ce constat interpelle à plus d’un titre et demande de booster la création ainsi que l’animation des clubs santé dans les établissements. Aussi, invite-t-il à la révision des modules de formations des pairs éducateurs pour une plus grande efficacité comme a ajouté, Mme Bilogho :« Ils doivent être révisés de sorte à ce qu’ils permettent de toucher le maximum d’enfants possibles… ils doivent être plus pratiques et facilement assimilables par les enfants… (car) on ne peut toucher cette tranche d’âge que si eux-mêmes sont des acteurs (c’est-à-dire des pairs éducateurs bien formés) ».

Madame Séraphine Memine Me Zue, Spécialiste éducation de l’UNESCO, quant à elle estimé que les objectifs poursuivis par cet atelier correspondent parfaitement avec la mission de l’éducation à la santé de l’Organisation. Par son appui aux actions du gouvernement, L’UNESCO accompagne le Gabon en vue du développement d’une éducation de qualité à la santé et au VIH/Sida, ainsi que d’une éducation complète à la sexualité contribuant à des styles de vie sains et à l’égalité des genres. Elle aide ainsi les partenaires à créer des environnements d’apprentissage sûrs, et plaide en faveur d’une éducation fondée sur les compétences pour la vie, acquises grâce à des méthodes pédagogiques modernes et interactives. Mme Memine a également invité les participants à alléger les modules de formation par le choix de stratégies facilitant le développement rapide des compétences d’animateurs chez les pairs éducateurs.

Les participants étaient organisés en groupes de travail pendant les 2 jours de travaux sur la base des consignes des facilitateurs. Au terme des travaux, des modules de formations plus pratiques, plus motivant pour les pairs éducateurs, faciles à mettre en œuvre et permettant le développement rapide des compétences d’animateurs chez les pairs éducateurs ont été produits. On retiendra aussi le réaménagement des contenus par le regroupement de certains concepts. De plus, l’atelier a abouti à la production d’un référentiel de tâches qui accompagnera l’ensemble des modules pour en faciliter la réalisation.