La lutte contre le trafic illicite des biens culturels au cœur d’un événement à l’UNESCO

Les pillages de biens culturels qui ont lieu actuellement au Moyen-Orient avec une ampleur inédite ont montré l’urgente nécessité d’endiguer ce trafic. C’est dans ce contexte que l’UNESCO organise une table-ronde sur la coopération internationale dans la lutte contre le trafic illicite des biens culturels le 30 mars au siège de l’UNESCO (salle II, 9h00-18h00). Elle réunira les principaux acteurs du marché de l’art (maisons de ventes, galeries, marchands et experts), des représentants des autorités de régulation de ce marché, des chercheurs, des représentants d’organisations intergouvernementales, d’ONG et d’Etats membres de l’UNESCO.

Organisée conjointement par l’UNESCO et le Conseil des ventes volontaires -l’autorité française de régulation des opérateurs de ventes volontaires de meubles aux enchères publiques- la table-ronde s’ouvrira par une présentation du marché international de l’art (Françoise Benhamou, Professeur à l’université Paris XIII, économiste de la culture et du patrimoine), suivie d’un état des lieux du trafic de biens culturels (Samuel Andrew Hardy, archéologue, spécialisé dans le trafic illicite d’antiquités).

Le programme s’articulera autour de quatre discussions : la difficulté d’établir la provenance des biens issus des pillages archéologiques (10h-11h30), le rôle des Etats de transit et des professionnels du marché dans la lutte contre le trafic illicite (11h30-13h00), le défi d’une réglementation  internationale du marché (14h30-16h00) et les enjeux, solutions et perspectives (16h-17h30).

Parmi les experts qui prendront part à ces débats figurent notamment : Maamoun Abdulkarim, Directeur général des antiquités et des musées de Syrie ; Corrado Catesi, Coordonnateur, Unité des œuvres d’art, INTERPOL ; Ali Ahmed Ali Farhan, Directeur général du département des objets saisis (Egypte) ; Sonia Farsetti, Vice-présidente de la Fédération européenne des commissaires-priseurs ; Cécilia Fletcher, Directrice conformité et intégrité commerciale Europe chez Sotheby’s ; Samuel Sidibé, Directeur du Musée national du Mali et Président du Comité intergouvernemental pour la promotion du retour de biens culturels à leur pays d’origine, ou encore Wolfgang Weber, chef de la politique globale de régulation pour la société d’enchères en ligne eBay.

La lutte contre le trafic illicite de biens culturels entre dans le mandat de l’UNESCO qui a adopté en 1970 une Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriétés illicites de biens culturels.  

On estime que le trafic illicite de biens culturels représente chaque année entre 3,4 et 6,3 milliards de dollars dans le monde (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime). En Europe, les carabinieri italiens ont mis la main sur près de 800 000 objets culturels volés ou issus de fouilles illégales depuis 40 ans. La situation est particulièrement critique dans les pays affectés par des crises. En Egypte en août 2013, 1089 pièces du musée national de Malawi avaient été pillées. Les autorités égyptiennes ont pu retrouver 950 de ces objets. En Iraq et en Syrie, un pillage massif des sites archéologiques et des musées semble être à l’œuvre.

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Les journalistes souhaitant couvrir cet événement sont priés de s’accréditer.

Pour regarder la vidéo de l’événement en direct :

mms://stream.unesco.org/live/room_2_fr.wmv

Contact médias : Agnès Bardon, service de presse de l’UNESCO, +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org