Le Mali a célébré avec faste la journée internationale du Jazz

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© UNESCO/Clarisse NJIKAM

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© UNESCO/Clarisse NJIKAM
10 Mai 2016

Bamako – 3 mai 2016 – Le bureau de l’UNESCO à Bamako, en partenariat avec la Fondation passerelle, l’Institut Français du Mali et l’association Nyon  Koum Ben, a célébré le 30 avril dernier, la journée internationale du jazz. Les festivités se sont déroulées dans une ambiance agréable et conviviale.

Depuis ses premiers développements il y a des décennies, le jazz, symbole de liberté, d’unité et de paix, a fait du chemin. De cette musique d’opprimé, d’esclaves affranchis, le jazz est devenu un langage universel de par son métissage culturel entre communautés noires et blanches ayant contribué à sa vulgarisation et à son succès. Le jazz s’est positionné comme un stimulateur de dialogue interculturel, valorisant les jeunes issus de milieux marginaux tout en renforçant le rôle de cette jeunesse dans le changement social.

Le bureau de l’UNESCO au Mali, à l’instar d’autres pays, a célébré le samedi 30 avril, la journée internationale du Jazz. C’est l’Espace culturel Passerelle, dont la promotrice est l’artiste musicienne Rokia Traoré, qui a accueilli près d’un millier d’invités venus des différents quartiers de la capitale. Parmi ceux-ci, on notait la présence de Madame Rama Diallo N’diaye Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme et de Monsieur Salif Traoré, Ministre de la sécurité et de la protection civile. Des Ambassadeurs accrédités au Mali, des chefs d’agences du système des Nations Unies au Mali, d’imminents artistes et hommes de culture, étaient également présents.

Dans son mot de bienvenue, Rokia Traoré, également présidente de la Fondation Passerelle, a souhaité la bienvenue aux invités, et s’est réjoui du partenariat entre sa Fondation et l’UNESCO, qui a permis l’organisation de cette édition de la Journée internationale du jazz. Celle-ci était également l’occasion de l’ouverture officielle de l’Espace culturel Passerelle. Elle a ensuite exprimé toute sa gratitude au choix de sa personne en tant que l’hôte de cette journée.

Lazare Eloundou Représentant de l’UNESCO au Mali pour sa part a rappelé que la célébration de la journée internationale du Jazz a pour but de sensibiliser la communauté internationale sur les vertus de cette musique comme outil éducatif, force de paix, de dialogue et de coopération renforcée entre les peuples. « Le jazz c’est le rythme, la voix, le blues et l’improvisation. Il est une conversation musicale et c’est une école du dialogue et de respect dont nous avons tout à apprendre, pour vivre aujourd’hui dans nos sociétés métissées et multiculturelles. Ces grandes caractéristiques sont aussi celle de la musique du pays mandingue, où sont aussi partis quelques esclaves. Oui, une des sources du jazz est la musique mandingue », a-t-il déclaré.

Rama Diallo N’Diaye pour sa part s’est tout d’abord réjoui de la qualité de l’organisation de la soirée, avant d’exprimer sa profonde gratitude à l’endroit de l’UNESCO pour avoir proclamé une journée dédiée au jazz. Elle a en outre félicité l’artiste Rokia Traoré, pour avoir accepté d’être l’hôte de cette journée, et pour avoir offert gracieusement, à la jeunesse malienne, un espace culturel pour pratiquer les arts de la musique.  « Le Mali a besoin de tel initiative. Le Mali a besoin du pouvoir de la culture, de la musique, et du jazz pour rassembler les peuples et affirmer le respect des valeurs communes. Les jeunes, femmes et hommes en particulier ont besoin de nouveaux instruments de paix qui les touchent au plus profond d’eux-mêmes » a-t-elle affirmé.

La soirée a été agrémentée par des sonorités et belles voix de Rokia Traoré, l’Ensemble Konoya, Pamela Badjogo, le Groupe Amanar de Kidal, Kasse Mady Diabaté, Djélimady Tounkara, Lansana Diabaté, Badjé Tounkara. Tous ont fait montre d’une qualité vocale et d’un talent d’instrumentiste remarquable.

Lien photos : https://www.flickr.com/photos/135945845@N05/albums/72157665573530403