Les montagnes : des systèmes d’alerte précoce pour le changement climatique

« Nous savons que les montagnes sont les "châteaux d'eau" de nombreuses régions, et nous savons que plus de la moitié de la population mondiale dépend de ressources en eau qui viennent des montagnes, » dit la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, le 4 novembre 2015, en inaugurant l’exposition Les montagnes : des systèmes d’alerte précoce pour le changement climatique. L’exposition est installée sur les grilles de l’UNESCO pendant la Conférence générale, afin de sensibiliser différents publics aux impacts du changement climatique dans les montagnes, qui pourraient affecter tant la sécurité de l’approvisionnement en eau comme la sécurité alimentaire.

Les montagnes comptent parmi les écosystèmes les plus sensibles. Elles subissent les impacts du changement climatique plus rapidement que tout autre habitat terrestre, agissant ainsi comme un indicateur singulier du réchauffement mondial. « Nous le voyons sur l’Everest, au Nigardsbreen, au Kilimandjaro, et dans les Andes, où la plupart des glaciers connaissent une forte diminution de leur masse. Cette diminution aura des conséquences significatives sur les populations de ces régions, qui sont souvent importantes et vulnérables, ainsi que sur leur moyens de subsistance, » expliqua Irina Bokova. « Elle aura un impact sur le débit des rivières, sur leur variabilité, et sur la biodiversité. Cela peut entrainer l’augmentation de la fréquence des inondations et des sécheresses. Nous avons besoin d’en savoir plus, beaucoup plus, sur ces impacts. »

L’exposition est organisée par deux programmes de l’UNESCO qui jouent un rôle important : le Programme hydrologique international sert de plateforme de collaboration scientifique afin de contribuer au suivi des changements des ressources en eau, y compris des glaciers et de la neige ; le Programme sur l'Homme et la biosphère vise à établir une base scientifique pour améliorer les relations entre les peuples et leur environnement. L’exposition démontre que la réduction des lacunes de connaissances sur les systèmes montagneux permettrait une meilleure compréhension du changement climatique mondial et de ses impacts au niveau local, afin d’informer les politiques nécessaires à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030.

Les généreuses contributions de nombreux partenaires ont permis de réaliser cette exposition, notamment Le gouvernement flamand (Belgique), la Délégation permanente de la République française auprès de l’UNESCO, l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA), la Commission Géologique des États-Unis (USGS), le Service de Surveillance Mondial des Glaciers (WGMS), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Gouvernement de l’Autriche, ministère fédéral de l’Agriculture, des Forêts, de l’Environnement et de la Gestion de l’Eau, GRID-Arendal et Wild Touch.

L’exposition sera visible à la Cité universitaire de Paris, France, pendant le Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP 21).

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