Nouvelle Chaire UNESCO de bioéthique va renforcer les capacités dans les domaines de la recherche et de l’enseignement en éthique

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© Medical University of Vienna

Une Chaire UNESCO de bioéthique créée à l'Université de médecine de Vienne a été inaugurée à Vienne, en Autriche, le 26 janvier 2016. C’est la première Chaire UNESCO de bioéthique dans ce pays. Elle sera dirigée par Christiane Druml, Vice-recteur de l'Université et Présidente de la Commission autrichienne de bioéthique, également ancien membre du Comité international de bioéthique de l’UNESCO.

« La première étape dans l'évolution de l'éthique est un sens de solidarité avec les autres êtres humains », a souligné Christiane Druml dans son discours inaugural, citant Albert Schweitzer. « Cette citation, dans sa simplicité, est au sens propre une devise pour notre société et pour cette Chair de bioéthique. »

Christiane Druml a expliqué que la Chaire s'appliquera à renforcer et à accroître les capacités dans les domaines de la recherche et de l’enseignement en éthique. Celle-ci va travailler notamment sur le renforcement des capacités de la recherche Nord-Sud, et la sensibilisation en Europe de l'importance d'une telle recherche. La Chaire assistera également l'UNESCO à soutenir les initiatives développées par les nouveaux comités nationaux de bioéthique créés dans les pays en développement, et à élargir davantage les réseaux existants de chercheurs et de bioéthiciens en Afrique, en Asie, dans les États arabes et en Europe. A long terme, elle œuvrera aussi au renforcement de la position des femmes dans le domaine de la bioéthique.

Nada Al-Nashif, Sous-Directrice générale pour les sciences sociales et humaines de l'UNESCO, a déclaré que « la création de cette Chaire est une étape importante dans le développement d'une expertise éthique durable en Autriche, ainsi qu’en Europe et à travers le monde, surtout dans la conjoncture actuelle de défis mondiaux sans précédent d'une grande complexité. »

Elle a souligné que l’Agenda 2030 de développement durable, adopté par les acteurs internationaux du développement, inscrit la durabilité dans un ensemble d'objectifs ambitieux et transformateurs ancrés dans les droits humains, ciblant l'universalité d'application et un engagement à « ne laisser personne de côté ». Une des approches stratégiques-clé permettant de réaliser ces objectifs est l'utilisation de la puissance des sciences en faveur du développement durable et l'éradication de la pauvreté. La construction de sciences meilleures pour un avenir meilleur doit être accompagnée d'une réflexion éthique rigoureuse afin de combattre les inégalités, de lutter contre les discriminations, et assurer le respect des droits humains et de la dignité.

« Nous devons accorder une position centrale à l'éthique des sciences et la bioéthique au niveau du dialogue continu sur la façon dont nous pouvons bâtir des sociétés justes et durables », a-t-elle dit, affirmant que « c’est dans ce contexte que nous saluons également la création de cette Chaire. »