La nouvelle gagnante du prix découverte RFI en visite à l’UNESCO

Le Bureau régional de l’UNESCO à Dakar est ravi de recevoir le 9 mai 2016, Elida Almeida, lauréate du prix découverte RFI 2015.

Jeune artiste de 22 ans et originaire de l’île de Santiago, elle est la deuxième Cabo verdienne à avoir remporté ce prix. Honneur aux femmes, elle succède à la talentueuse sénégalaise, Maréma gagnante du prix RFI en 2014.

« Je suis née et j’ai grandi dans une zone qui n’a pas d’électricité, même maintenant. Notre seul divertissement était une radio à pile. Les personnes sont simples, éloignées de la mondialisation. Il n’y a pas d’internet, de télé, de tous ces trucs...nous devions inventer des choses à faire ! » Affirme l’artiste. (Citation prise sous le lien suivant : http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/12/24/elida-almeida-nouvelle-pepite-du-cap-vert_4837571_3212.html)

Depuis le 8 avril, Elida a commencé sa tournée africaine pendant laquelle elle parcourra 18 villes du continent, de Lomé à Ponte Noire, en passant par Malabo et Dakar. Cette tournée sera également une occasion pour elle de se rendre aux différents bureaux de l’UNESCO.

Ces visites, dont celle du Bureau Régional de l’UNESCO à Dakar entre dans le cadre du partenariat entre l’UNESCO et la Radio France Internationale pour la promotion des jeunes talents, notamment dans un contexte Ouest Africain où selon la Fédération Internationale des Musiciens, les femmes sont peu présentes dans la plupart des métiers liés à la musique, avec un taux inférieur à 30% et une répartition très sexuée, bien qu’ayant des variations dans les différents pays. (Lire l’article complet « la musique est aussi une affaire de femmes »).

A ceci s’ajoute les efforts menés pour la mobilité des artistes au niveau sous régional et international qui sont des points importants reflétés dans la Convention de 2005 sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles. En effet, « Les Etats membres et Parties à cette Convention s’engagent tous à mettre en œuvre des mesures et politiques en faveur de la promotion et protection de la diversité des expressions culturelles. En ce sens, ils s’engagent également à faciliter la mobilité des artistes et professionnels de la culture. Connaitre ces aspects de la Convention peut ainsi permettre de mieux utiliser la Convention afin de contrer ces barrières d’ordre politique, économique… qui rendent difficiles la mobilité des artistes ainsi que la circulation des biens et services culturels. » Souligne Mme Ann Therese Ndong Jatta, Directrice du Bureau Régional de l’UNESCO à Dakar.

Par ailleurs, et dans un cadre plus général relatif à la mise en œuvre de cette convention, le Sénégal finalise actuellement son premier rapport périodique quadriennal (Lire l’article complet). Ce dernier constitue entre autre, un bilan politique sur les actions entreprises en matière de créativité, d’industries culturelles et de diversité des expressions culturelles au niveau national.