Une nouvelle résolution des Nations Unies appelle l’UNESCO à poursuivre son rôle de catalyseur dans la lutte contre l’analphabétisme

Une nouvelle résolution des Nations Unies (hyperlien vers la résolution) intitulée « L’alphabétisation, enjeu vital : définir les futurs programmes d’action » appelle les pays et les partenaires du développement à intensifier leurs efforts afin de promouvoir l’alphabétisation des enfants, des jeunes et des adultes, sans distinction de genre, d’appartenance ethnique, de statut socio-économique et d’autres conditions.

Adoptée le 23 octobre 2014 par la troisième Commission de l’Assemblée générale des Nations Unies, cette résolution réaffirme que l’alphabétisation est un droit fondamental pour tous, et que son rôle est central dans l’apprentissage tout au long de la vie.

La résolution appelle les nations du monde entier à continuer de prendre des mesures d’incitation afin de renforcer avec vigueur les compétences en alphabétisation : « mieux intégrer l’alphabétisation dans les stratégies d’éducation et de développement sectorielles et intersectorielles, étendre la fourniture de programmes d’alphabétisation de qualité, renforcer les systèmes éducatifs afin de fournir un enseignement de base de qualité grâce à l’école, enrichir les cadres propices à l’alphabétisation pour permettre aux individus d’acquérir, d’utiliser et d’améliorer leurs compétences en lecture, et promouvoir l’alphabétisation des filles et des femmes ainsi que des groupes marginalisés en vue de leur autonomisation et de leur inclusion dans les sociétés ».

La résolution a également souligné la nécessité de renforcer les engagements politiques et financiers, en particulier en faveur de l’alphabétisation des jeunes et des adultes et de l’éducation non formelle, d’améliorer les interventions et les systèmes éducatifs, et d’acquérir de solides connaissances et compétences techniques grâce à des activités de suivi, d’évaluation et de recherche mieux conçues. Un accent particulier est mis sur les besoins d’apprentissage des garçons et des filles dans les situations d’urgence humanitaire. 

Cette résolution, co-parrainée par la Mongolie et d’autres pays, a été adoptée à un tournant décisif de la réflexion sur les moyens de faire progresser les efforts collectifs en faveur de l’alphabétisation, à l’issue de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation (2003-2012) et dans le cadre des débats sur le programme de développement pour l’après-2015.

Par ailleurs, elle prend acte de l’inclusion, dans le rapport du Groupe de travail ouvert sur les objectifs de développement durable, d’un objectif intitulé « Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité inclusive et dans des conditions d’équité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie, avec une cible autonome sur l’alphabétisation ». 

Dans ce contexte, la résolution encourage l’UNESCO à « continuer de renforcer son rôle de coordonnateur et de catalyseur dans la lutte contre l’analphabétisme dans le programme d’action post-Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation », à travers ses domaines de compétence, mais aussi à plaider pour l’inclusion de l’alphabétisation dans l’agenda mondial et à créer des synergies entre les différentes activités, notamment par le biais d’un partenariat multi-parties prenantes et de réseaux. Le soutien récent apporté par l’UNESCO au Gouvernement du Bangladesh pour l’organisation de la Conférence internationale sur l’alphabétisation et l’éducation des filles et des femmes : « Fondations pour un développement durable » (Dhaka, 8 septembre 2014) témoigne de ces efforts. 

Il y a encore dans le monde 781 millions d’adultes qui ne possèdent pas les compétences de base en lecture, écriture et calcul, 58 millions d’enfants non scolarisés au niveau primaire et 63 millions au niveau secondaire. On estime que près de 250 millions d’enfants en âge d’aller à l’école primaire ne parviennent pas à acquérir ces compétences de base.

Un rapport sur la mise en œuvre de la résolution sera présenté par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Ban Ki-Moon, en coopération avec la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, à la 71e session de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2016.