Nouvelles mises à jour disponibles dans l’Atlas interactif des langues en danger dans le monde

L’outil de l’UNESCO permettant le suivi en ligne des langues en danger inclut de nouvelles informations et ressources fournies par les utilisateurs du monde entier.

Les données concernant trente-sept langues ont été mises à jour au cours des premiers mois de 2015. Le niveau de danger de certaines s’est dégradé. C’est le cas du vote, une langue ouralienne parlée dans la Fédération de Russie. Le nombre de ses locuteurs est passé de 20 à seulement 15.

D’autres langues montrent des signes encourageants d’amélioration. De récentes informations tendent à faire considérer le sarsi et le yucatèque comme des langues en cours de revitalisation. Le sarsi est une langue du groupe athapascane-eyak, parlée en Alberta, au Canada et dont il ne reste plus que 150 locuteurs, d’après un recensement datant de 2006. Le yucatèque, également connu sous le nom de maya yucatèque est parlé dans la région péninsulaire du Bélize. Actuellement, le yucatèque est utilisé dans plusieurs initiatives de revitalisation : des programmes de radio et télévisions, la télévisions satellite et quelques enseignements scolaires.

Plusieurs autres entrées, comme celles de l’asturien-léonais, le gascon, le cornique, le han (Canada), le français de Jersey, le pitjantjatjara  ont été enrichies de ressources, bibliographies et liens nouveaux.

Selon Christopher Moseley, rédacteur en chef de l’Atlas, les contributions des « locuteurs et membres des communautés » sont précieuses car elles fournissent une information solide et de qualité sur le danger couru par les langues, en particulier les facteurs de danger associés aux processus d’usure ou de revitalisation.

L’atlas UNESCO des langues en danger dans le monde entend sensibiliser aux dangers courus par les langues comme un problème de niveau mondial, et contribuer à la mobilisation des locuteurs et des membres de la communauté afin qu’ils développent leurs propres initiatives de revitalisation de leurs langues respectives, au travers des médias culturels, éducatifs ou d’autres supports.