Ouverture des célébrations de la Journée internationale de l’alphabétisation 2015 à l’UNESCO

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© UNESCO

Une réunion mondiale d’experts du monde entier pour débattre sur l’alphabétisation et les sociétés durables a lancé le 8 septembre les célébrations de la Journée internationale de l’alphabétisation organisées par l’UNESCO 2015.

Lors de la cérémonie d’ouverture, M. Qian Tang, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour l’éducation, a souligné que cette journée visait à « renouveler notre engagement en faveur de l’alphabétisation en tant que droit humain qui favorise l’autonomisation des populations et transforme les sociétés ».

Il a été rappelé que, en dépit des progrès accomplis dans le monde depuis 2000, lorsque les objectifs de l’Éducation pour tous (EPT) et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont été adoptés, 757 millions d’adultes à travers le monde ne disposent toujours pas des compétences de base en alphabétisation. Deux tiers d’entre eux sont des femmes (données de l’Institut de statistique de l’UNESCO).

Le thème de l’édition 2015 étudie comment l’alphabétisation renforce les principaux piliers du développement durable – croissance économique, développement social et protection de l’environnement.

M. Tang a indiqué que l’UNESCO demeurait attachée aux efforts visant à créer une approche holistique et durable de l’alphabétisation, en mettant l’accent sur les filles et les femmes : « Sans l’alphabétisation, une société équitable et durable ne peut être créée », a-t-il déclaré.

Ont participé à la cérémonie d’ouverture S. E. M. Mohamed Sameh Amr, Président du Conseil exécutif de l’UNESCO, S. E. M. Moheb Mahmoud Kamel al-Rafei, Ministre de l’éducation de l’Égypte, et S. E. M. Mohammad Sarwar Danish, second Vice-Président de l’Afghanistan. Tous trois ont évoqué l’alphabétisation en tant que droit humain fondamental de chaque individu et partie intégrante de la construction de sociétés durables.

Mme Rasmata Diomande, ancienne élève d’un cours d’alphabétisation organisé par la Ville de Paris, a pu témoigner du pouvoir transformateur de l’alphabétisation. Mme Diomande a expliqué qu’elle était arrivée à Paris du Burkina Faso sans savoir ni lire ni écrire. Après s’être battue pendant des années pour s’établir, elle a découvert les cours municipaux d’alphabétisation et y a participé. Elle est désormais titulaire d’un diplôme de français et prévoit prendre des cours d’informatique. « Apprendre à lire a changé ma vie. Je peux aider mes enfants à faire leurs devoirs, je peux répondre aux mails. Je ne suis plus handicapée. Je n’ai plus peur de prendre un stylo », a-t-elle dit.

Mme Sonia Alvarez, directrice de l’école Juan Luis Vives à Valparaiso, au Chili, qui propose de la formation pour les détenus, est également intervenue. L’école figure parmi les cinq lauréats récompensés lors de la Journée internationale de l’alphabétisation dans le cadre du Prix UNESCO-Roi Sejong d'alphabétisation et du Prix UNESCO-Confucius d'alphabétisation.

L’événement se déroule sur deux jours et donne lieu à une cérémonie de remise des prix ainsi qu’à des réunions d’experts sur le thème de la création d’une société durable, où chacun sait lire et écrire.