Parcours judéo-espagnols : Escales et réseaux patrimoniaux en Méditerranée

L’UNESCO et la Représentation du B’nai B’rith International auprès de l'UNESCO organisent le 15 septembre 2014 le colloque « Parcours judéo-espagnols et patrimoine en Méditerranée » à l’occasion de la Journée européenne de la culture et du patrimoine juifs.

Dans le sillon du colloque organisé en 2012 à l’UNESCO par la Représentation du B’nai B’rith International, celui-ci a pour objectif de donner un coup de projecteur sur une langue que l’UNESCO a inscrite au nombre des langues en danger de disparition dans son « Atlas des langues en danger dans le monde » dont la première édition est parue en 1996. 

La présence des Judéo-Espagnols en Méditerranée peut être retracée à travers des escales mais surtout leurs réseaux. Leurs parcours commencent dans la péninsule ibérique, d’où les Juifs furent expulsés en 1492. Un trajet migratoire les a ensuite portés vers différents ancrages disséminés en Amérique, en Europe occidentale et en Méditerranée. 
Le brassage des cultures et des langues eut des conséquences de grande portée pour le développement du folklore et de la musique dans l'aire culturelle judéo-espagnole témoignant ainsi de l’énorme potentiel d'échange et de dialogue pour l'enrichissement mutuel des cultures. La formation d’une aire culturelle dans l’ex-empire ottoman a favorisé en particulier l’apparition d’une langue vernaculaire nouvelle, le judéo-espagnol oriental.

Des ancrages dans l’espace méditerranéen, singulièrement balkanique, seront présentés : depuis Majorque jusqu’à la Bulgarie et Istanbul où la langue est toujours vivante et enseignée en passant par Salonique « ville mère en Israël » et plus anciennement Venise, plaque tournante entre Europe chrétienne et empire ottoman.

Interventions et tables rondes permettront à des spécialistes des universités, de Picardie, de Paris-7 Diderot, de Bordeaux, de Venise, de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), de l’Université grecque ouverte et de l’Institut de recherches sur les Juifs en Allemagne (Hambourg), de débattre de la diversité que porte cette diaspora et d’échanger sur son unité constitutive et créative, notamment du point de vue linguistique.

Ce colloque se conclura par un concert de chants séfarades interprétés par deux des plus prestigieuses représentantes de cet art, Françoise Atlan et Sandra Bessis. 

Ce colloque a reçu le soutien de M. Pierre Bergé, Ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO.

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