Un pas vers la définition de nouvelles directives internationales sur la reproduction du patrimoine

13 Juin 2017

La reproduction du patrimoine culturel, et la manière de créer, partager et utiliser les copies, sont largement influencées par les nouvelles technologies. A la lumière de cela, la nouvelle initiative « La reproduction d'œuvres d’art et du patrimoine culturel » ou “Reproduction of Works of Art and Cultural Heritage” (ReACH), menée par le Musée Victoria & Albert (V&A) de Londres, en collaboration avec la Fondation Caritative Ziyavudin Magomedov Peri, a été lancée à l’occasion de la Journée Internationale des Musées, lors d’un événement organisé conjointement par l’UNESCO et le V&A, le 18 mai 2017, au siège de l’UNESCO.

2017 marque le 150ème anniversaire de la Convention pour la promotion universelle des reproductions d’œuvres d’art pour le bénéfice des musées de tous les pays, qui a été initiée en 1867 par Henry Cole, le premier directeur du V&A. Signée par 11 pays européens, la Convention était l’un des premiers traités internationaux à promouvoir les avantages mutuels du partage des reproductions d’œuvres d’art relatifs aux monuments historiques dans un but pédagogique. L’initiative ReACH vise à re-contextualiser la reproduction du patrimoine culturel en réponse à l’avènement global des technologies de l’information et de la communication (TIC).

La réunion était une opportunité pour les experts internationaux des musées et des institutions académiques de renom d’échanger sur l’immense potentiel de reproduire les arts et le patrimoine lorsque se réunissent la vision et les capacités de la technologie et des experts des musées.

Mettant l’accent sur le fait que les technologies doivent servir les besoins des peuples et des musées d’augmenter la capacité de conserver les patrimoines culturels du monde, ainsi que d’assurer à tous les membres de la société un plus grand accès à la culture, Tristram Hunt, Directeur du V&A, a déclaré que, « Le concept de justice sociale entoure cette problématique. Il existait déjà en 1867 mais a augmenté exponentiellement dans le monde d’aujourd’hui, où on voit la culture succomber au conflit en même temps que l’expansion du rôle des musées en tant que centres de l’engagement social, de l’apprentissage, de la recherche et de la préservation ». Francesco Bandarin, le Sous-Directeur général pour la culture à l’UNESCO, a souligné le potentiel des TIC dans la préservation et la sécurisation du patrimoine en danger, ainsi que l’importance particulière qui doit être donnée à la mise en place d’une « approche inclusive au problème en impliquant ceux qui sont principalement concernés par le processus d’une consultation la plus vaste possible ».

L’initiative ReACH amènera cette conversation globale faire le tour du monde, par le biais de cinq tables rondes et de discussions et évènements tout au long de l’année 2017, qui se terminera le 8 décembre avec un événement au V&A de Londres, dans le but de développer les nouvelles directives sur la reproduction de l’art et du patrimoine culturel.