Les politiques au cœur du changement pour atteindre les objectifs d’Éducation 2030

Un Symposium international de trois jours sur les politiques de l’éducation a rassemblé plus de 200 participants venus de 120 pays pour discuter de la direction des écoles, du suivi et de l’évaluation et de la gouvernance.

Lors de son allocution de bienvenue, M. Qian Tang, le Sous-Directeur général de l’UNESCO pour l’éducation, a indiqué que « le fait que cette manifestation se tienne déjà durant le premier mois de la première année de mise en œuvre du nouvel Agenda est en soi un indice du ferme engagement de l’UNESCO à collaborer avec les États membres en vue d’atteindre ses cibles ». 

Les politiques publiques ont un rôle essentiel à jouer pour aider les gouvernements à aligner leurs réformes de l’éducation sur l’Objectif de développement durable 4 (ODD 4) qui vise à promouvoir une éducation de qualité inclusive et équitable. En vue de la mise en œuvre du Cadre d’action Éducation 2030, le rôle des autorités éducatives au niveau central est d’autant plus important pour orienter les réformes de gouvernance ainsi que pour formuler une vision et une stratégie communes pour gouverner et gérer leurs systèmes éducatifs.

Un forum opportun pour les partenaires et les États membres

La manifestation a réuni des partenaires de l’éducation et des États membres afin de débattre des principales conclusions et des principaux enseignements politiques des analyses comparatives mondiales menées par l’UNESCO au cours des deux dernières années, et de tirer les conclusions nécessaires pour aider les pays à aligner leurs politiques.

Le symposium a également permis de définir le rôle joué par l’UNESCO afin d’encourager la conception et la mise en œuvre efficaces des politiques dans les trois domaines, en particulier à travers la production et le partage des connaissances et des meilleures pratiques, la promotion de la coopération internationale/régionale, l’élaboration d’outils normatifs, et le soutien technique et le renforcement des capacités des États membres, notamment dans les pays en développement.

Le potentiel inexploité de la direction des écoles

La première journée a été consacrée aux questions relatives à la direction des écoles, avec la présentation des principales conclusions d’un rapport de l’UNESCO intitulé « Mener un meilleur apprentissage : La direction des écoles et la qualité dans le cadre de l’agenda Éducation 2030 », qui comprend des revues régionales sur les pratiques et les politiques à l’appui de la direction des écoles dans les pays en développement. Les participants ont reconnu le potentiel inexploité de la direction des écoles pour atteindre les nouveaux objectifs.Les participants se sont penchés sur la nécessité pour les États membres et les partenaires de faire de la direction des écoles une priorité dans la mise en œuvre du nouvel agenda, sur l’importance d’élaborer des politiques cohérentes pour une direction des écoles efficace, sur la nécessité de professionnaliser la direction des écoles, et sur la promotion de la recherche et du partage des connaissances dans ce domaine. Le deuxième jour, les participants sont arrivés à la conclusion que les systèmes d’évaluation devraient avoir un objectif primordial : améliorer l’enseignement et l’apprentissage, c’est-à-dire ce qui se passe réellement en classe.

Le chef de la Section de la politique éducative de l’UNESCO, Francesc Pedró, a déclaré : « Les gouvernements doivent s’assurer que, par le biais du renforcement des capacités, des informations utiles soient collectées et mises à disposition afin de pouvoir être transformées en connaissances, qui à leur tour produisent des savoirs qui doivent être traduits en actes ».

La gouvernance doit s’adapter à un paysage évolutif

En ce qui concerne la gouvernance de l’éducation, Megumi Watanabe, Spécialiste du programme en éducation et auteur principal du rapport de synthèse sur la gouvernance, a indiqué que « nos approches traditionnelles et communes de ce domaine sont en jeu et ne semblent pas tenir compte pleinement des nouveaux défis auxquels les États membres sont confrontés. Le paysage de la gouvernance évolue constamment et n’est plus délimité de manière aussi parfaite qu’il pouvait l’être il y a vingt ans. »