Les politiques de la Science et de la Technologie au Sahel

27 Juillet 2015

 

Les politiques scientifiques des pays de la région du Sahel sont souvent confrontées à des questions complexes, notamment celles du changement climatique, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire, ou encore des défis liés à la santé et à l’éducation. C’est dans cet optique qu’un atelier sur « les instruments de politiques scientifiques » s’est tenu à Bamako (Mali), du 20 au 22 mai 2015, réunissant historiens, experts et professionnels du secteur de la science, de l’agriculture et de la santé. Au total, 21 participants venus du Burkina Faso, du Sénégal, du Niger et du Mali ont bénéficié de cette formation.

La cérémonie d’ouverture était présidée par M. Ba Gallo, Représentant du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, en présence de M. Lazare Eloundou, Chef du Bureau de l’UNESCO à Bamako. Organisé par les Bureaux de l’UNESCO à Dakar et à Bamako, l’atelier avait pour objectif de définir les bases factuelles qui devront mener à l’identification des outils des politiques scientifiques et technologiques, permettant de faire face aux défis avant nommés. M. Ba Gallo, Représentant du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, dans son discours d’ouverture, a rappelé le but visé par cet atelier, qui est d’améliorer la compréhension sur la question de la gouvernance de la Science, de la Technologie et de l’Innovation (STI), en particulier la compréhension de l'utilisation des instruments de politique, en vue d’améliorer la mise en œuvre des objectifs nationaux en STI.

M Lazare Eloundou, Chef du Bureau de l’UNESCO à Bamako quant à lui a rappelé le défi majeur du développement scientifique aujourd’hui : « Il ne fait plus de doute aujourd’hui que la science, la technologie et l’innovation constituent le socle du développement socio-économique, comme le montre l’écart grandissant dans la fracture de développement entre le Nord et le Sud – principalement dans les pays en développement» a-t-il dit. Il faut rappeler que cette activité s’inscrit dans le cadre de l’initiative GO-SPIN de l’UNESCO, l’Observatoire mondial des instruments de politique de science, de technologie et d’innovation. Une initiative conçue par les décideurs politiques, le corps académique, les chercheurs, les organisations internationales et le secteur privé ayant un intérêt sur les politiques scientifiques et technologiques, sur le développement et sur l’innovation respectivement.

Les participants ont exprimé une grande satisfaction des présentations sur les outils de l’initiative GO-SPIN et ont sollicité l’accompagnement de l’UNESCO pour sa mise en œuvre dans les politiques nationales. Cet atelier a servi aussi d’échange d’outils de la politique scientifique entre les experts de la sous-région. En plus du Représentant du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique du Mali et du Représentant du Bureau de l’UNESCO au Mali, on pouvait noter la présence des membres de la Commission nationale malienne pour l’UNESCO. Des experts du bureau de l’UNESCO à Dakar et à Bamako, ainsi que de l’Observatoire de l’Union africaine, qui a joué un rôle important à l’organisation de l’atelier.