Première Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes

Au cours des dix dernières années, 700 journalistes ont été tués dans le cadre de leur métier. La majorité d’entre eux l’ont été délibérément suite à leur dénonciation de la criminalité et de la corruption. Quatre-vingt-dix pourcent de ces cas ne font pas l’objet d’une enquête, soit parce que les ressources sont insuffisantes soit par manque de volonté politique.

En l’absence de réponse judiciaire, nombre de ceux qui commettent ou commanditent ces crimes contre les journalistes peuvent frapper de nouveau chaque fois qu’ils considèrent que des journalistes ou des personnes intervenant sur les réseaux sociaux menacent leurs intérêts.

            Dimanche 2 novembre, l’UNESCO, avec ses partenaires des Nations Unies et de la société civile, commémorera la première Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes afin d’attirer l’attention sur cette situation alarmante qui limite la capacité des journalistes à faire leur travail et compromet le droit du public à être informé. Cette Journée a été proclamée dans une résolution sur la sécurité des journalistes adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies l’année dernière. L’UNESCO a été désignée pour superviser sa mise en œuvre.

            Plusieurs conférences, séminaires et débats de haut-niveau sont prévus les 3 et 4 novembre (voir programme). En coopération avec ses Etats membres, notamment l’Argentine, l’Autriche,  le Costa Rica, la France, la Grèce et la Tunisie, l’UNESCO organisera un débat aux Nations Unies à New York. A Strasbourg, l’UNESCO co-organisera deux événements avec le Conseil de l’Europe, la Cour européenne des droits de l’homme, le Bureau du Haut-Commissaire pour les droits de l’homme, l’Union des avocats européens, le Centre pour la liberté des médias basé au Royaume-Uni et l’Université de Sheffield (Royaume-Uni). Des événements nationaux sont également prévus en Tunisie, au Nigéria et au Ghana.

            Plus tard en novembre, des informations détaillées sur les enquêtes menées sur les cas de journalistes tués seront présentées par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, lors de sa présentation du Rapport sur la sécurité des journalistes et le danger de l’impunité devant le Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication (PIDC, Paris, 20-21 novembre).

            La liberté d’expression et la liberté de la presse sont au cœur du mandat de l’UNESCO depuis sa création. Son Acte constitutif invite l’Organisation à « promouvoir la libre circulation des idées par le mot et par l’image ». La Directrice générale publie des déclarations chaque fois que le cas d’un professionnel des médias tué dans l’exercice de son métier est porté à sa connaissance afin d’attirer l’attention sur ce cas et d’encourager les Etats à punir les auteurs de ces meurtres. Elle agit conformément à la résolution 29 adoptée par les Etats membres de l’UNESCO au cours de la Conférence générale de 1997 intitulée « Condamnation de la violence contre les journalistes ».

            L’Organisation a également été en première ligne en matière de liberté de la presse au sein du Système des Nations Unies en favorisant l’adoption du Plan d’action des Nations Unies sur la sécurité des journalistes et la question de l’impunité. Une réunion inter-agences se déroulera à Genève autour du  rapport sur la mise en œuvre de ce Plan d’action (voir le calendrier ci-dessous).

            En amont de la Première Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, l’UNESCO et la plateforme en ligne Visual.ly ont lancé un concours d’infographies qui a suscité des illustrations fortes et créatives sur la question de l’impunité. Des infographies en arabe, chinois, anglais, français et espagnol sont disponibles et peuvent être utilisées gratuitement par les médias à condition que soit mentionné le nom du graphiste et de l’UNESCO dans les supports imprimés et indiquées comme @UNESCO dans les réseaux sociaux.

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Plus d’information

Contact médias : Roni Amelan, Service de presse de l’UNESCO, +33 (0) 1 45 68 16 50, r.amelan(at)unesco.org