Un programme de prévention contre une nouvelle urgence d’Ebola au Libéria

13 Juin 2017

Un programme de relèvement et de promotion de la santé après Ebola est en cours de réalisation au Libéria, fondé sur un partenariat entre l'UNESCO et la Fondation ORAPI Hygiène.

L’épidémie dramatique de la maladie à virus Ébola qui a eu lieu en 2013-2016 en Afrique de l'Ouest a fait plus de 4700 morts au Libéria, et plus de 10 500 cas ont été signalés dans le pays. Ce sont les jeunes, et plus particulièrement les filles, qui ont été les plus gravement touchés. 

La menace d’Ebola continue de planer

Bien que le Libéria ait été déclaré exempt de la maladie, les efforts se poursuivent pour réduire le risque de nouvelles épidémies.

Un projet de promotion de la santé est en cours de réalisation au Libéria depuis juillet 2016, grâce à un partenariat entre l'UNESCO et la Fondation ORAPI Hygiène. Il s’agit de répondre à certains des besoins prioritaires du secteur de l’éducation et de contribuer à créer des environnements scolaires plus sains, à stopper la réapparition de la maladie et à prévenir des épidémies d'autres maladies infectieuses.

Le programme UNESCO/ORAPI a pour but de s’assurer que les élèves, les enseignants et les membres des communautés soient capables d'appliquer des protocoles sanitaires et de sécurité dans les écoles et d’accéder aux matériels éducatifs. 

La mise en œuvre s’effectue sous la conduite de l'Association nationale des enseignants du Libéria (NTAL), en collaboration avec le Ministère de l'Éducation de la République du Libéria, avec l’appui de l’Antenne UNESCO au Libéria et en consultation avec d'autres partenaires comme les agences des Nations Unies et la société civile.

90 enseignants formés pour atteindre 60 000 élèves

Les activités du projet se dérouleront sur une période de trois ans. La première phase a bénéficié au comté de Nimba – le deuxième comté le plus peuplé du pays. Le programme entame une transition réussie vers la deuxième phase, ayant déjà touché 74 % du nombre total d’élèves ciblés par le projet. Cela signifie qu’au cours des deux prochaines phases, les activités atteindront un nombre d’élèves bien supérieur au nombre total ciblé initialement.

Depuis la création du programme, ce partenariat unique en son genre a :

  • Dispensé à 90 enseignants une formation complète, pour ceux qui n'avaient reçu aucun accompagnement préalable, et un cours de perfectionnement aux autres ;
  • Permis à 100 écoles parmi les plus touchées par le virus Ébola et qui ont le plus grand besoin de matériels de formation et d’hygiène, de recevoir des documents d’information sur les maladies infectieuses, la maladie à virus Ébola et WASH (eau, assainissement et hygiène) ;
  • Permis la désinfection de deux puits communautaires proches de l'école.

En 2017, les activités démarreront dans le comté de Bong.

Une formation supplémentaire est indispensable pour prévenir une nouvelle urgence sanitaire

L’administrateur national du programme de l’UNESCO au Libéria, Stevenson Seidi, a indiqué que le développement des connaissances et des compétences dans les communautés scolaires constituait une mesure de prévention des crises de santé publique.

« Par-delà la maladie à virus Ébola, il nous faut aussi prévenir les autres maladies répandues au Libéria, y compris les infections sexuellement transmissibles » a-t-il déclaré.

Ce partenariat entre dans le cadre de la réponse de l’UNESCO à l’épidémie d’Ébola, focalisée sur le renforcement de la capacité du gouvernement à se remettre de l’épidémie et sur la prévention des futures urgences de santé publique.

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