Projet BEAR : transformer les compétences en Afrique subsaharienne

De nombreux pays d’Afrique subsaharienne travaillent à relever le défi d’offrir à leurs jeunes les compétences nécessaires pour trouver un emploi décent. Le chômage des jeunes reste élevé et les jeunes ne développent pas les compétences entrepreneuriales qui permettraient de créer de l’emploi dans les secteurs en expansion.

Le projet BEAR de l’UNESCO « Une meilleure éducation pour l’essor de l’Afrique » (Better Education for Africa’s Rise) a pour objet de répondre à ces défis. Lancé en 2011, il vise à actualiser les programmes scolaires, améliorer la formation des enseignants, renforcer les infrastructures et encourager les employeurs et les entreprises à soutenir l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) afin de mettre l’accent sur des secteurs spécifiques soigneusement sélectionnés pour leur potentiel de création d’emplois. Il vise en particulier à renforcer l’accès des jeunes à l’EFTP de qualité. L’objectif ultime du projet est d’aider à promouvoir de meilleurs systèmes d’EFTP et de donner aux jeunes une meilleure chance de trouver un emploi décent.

Ce projet est un modèle unique de coopération Sud-Sud. Soutenu par le gouvernement coréen, il représente un nouveau type de coopération pour le développement, par lequel un pays au développement récent – la République de Corée – partage son expertise en matière d’éducation avec des pays qui cherchent des moyens pour se développer. BEAR est un projet quinquennal qui cible le secteur de l’EFTP au Botswana, en République démocratique du Congo, au Malawi, en Namibie et en Zambie.

Il s’aligne sur les besoins nationaux et régionaux afin d’élaborer des politiques d’EFTP s’appuyant sur sur des données concrètes. Au cours de sa première phase, il a identifié pour chaque pays les principaux acteurs, les partenariats publics et privés possibles et le secteur présentant le meilleur potentiel pour développer de nouvelles compétences. Au Botswana, il se concentre sur l’industrie touristique, en République démocratique du Congo sur la construction et l’agriculture, au Malawi sur l’industrie agro-alimentaire et la construction, en Namibie sur la construction et en Zambie sur la construction et le tourisme.