Les radios communautaires tunisiennes se perfectionnent pour promouvoir les droits des femmes

Une vingtaine de participants issus de radios communautaires et d’organisations de la société civile de toute la Tunisie se sont réunis afin de renforcer leurs moyens pour produire des émissions de radio et des campagnes dans les médias sociaux destinées à sensibiliser l’opinion publique sur la question des droits des femmes en Tunisie.

L’atelier, qui s’est tenu du 24 au 26 février 2016 au Centre africain de perfectionnement des journalistes et communicateurs (CAPJC) à Tunis, était la dernière phase d’un projet consacré aux femmes et aux médias. Ce projet avait pour objectif de soutenir la représentation professionnelle et égalitaire des hommes et des femmes dans les médias tunisiens et de renforcer la collaboration entre les différents acteurs de la société civile engagés dans la défense et la promotion des droits des femmes.

Les deux premières phases se sont déroulées hors de la capitale, dans des radios ou des associations situées dans les régions visées : Bizerte, Kairouan, Tunis, Sidi Bouzid, Djerba et Tozeur. Avec le soutien de deux animateurs expérimentés et l’équipement de formation du CAPCJ, les 23 participants (9 hommes et 14 femmes) ont reçu une formation concernant la production d’une campagne portant sur les questions fondamentales relatives aux droits des femmes en Tunisie, comme l’égalité politique, le droit à l’éducation et au travail, les droits des femmes rurales ou encore la lutte contre la violence sexiste.

L’une des formatrices, Farida Ayari, qui a plus de 40 ans d’expérience comme journaliste, a dit qu’elle espérait que les participants « ont compris comment produire des spots et les utiliser pour des campagnes de sensibilisation, et que les radios et les associations poursuivraient leur collaboration ».

Pour Mejda Ouerghi, de Radio Oxygène à Bizerte, « cet atelier a changé la façon dont je vais travailler à l’avenir. Avant je pensais que plus on parlait, mieux on transmettait nos idées. Après ces trois jours, je me rends compte que le choix des mots est essentiel ».

Khalil Ayed, de l’organisation de développement locale Nous aimons Kairouan, a déclaré : « La formation a été utile pour perfectionner les compétences techniques, par exemple dans le domaine éditorial. »

Les huit spots produits dans le cadre de la formation pratique ainsi que d’autres matériaux des six régions sont diffusés sur les radios participantes et les plates-formes des médias sociaux des organisations depuis le 8 mars, Journée internationale de la femme.

Cette activité sur les femmes et les médias a été mise en œuvre par l’UNESCO, en collaboration avec ONU-Femmes et la Haute commission des droits de l’homme, et grâce au soutien du ministère des Affaires étrangères de la Finlande.