Rencontre de la Directrice générale de l'UNESCO avec Son Excellence Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de Transition de la République Centrafricaine

Lors de sa visite officielle en République Centrafricaine, Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO s'est entretenue avec Son Excellence Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de Transition de la République Centrafricaine sur le rôle fondamental de l'éducation et de la culture dans la reconstruction et la réconciliation nationale.

Catherine Samba-Panza a souligné les nombreux défis pour garantir le rétablissement et l'amélioration de l'accès à une éducation de qualité pour des dizaines de milliers d'enfants et de jeunes centrafricains qui ont vu leurs études interrompues par le conflit.  "L'éducation est une priorité nationale. Elle contribue à la normalité et à la stabilisation alors que le pays est encore fragile. Elle détourne la jeunesse des formes d'abus, d'exploitation et de manipulation et jette les bases d'une participation citoyenne responsable. Il faut redonner aux jeunes le gout de la vie et les impliquer dans le changement", a-t-elle affirme.    

"Vous représentez la paix et l'espoir en République Centrafricaine," a affirmé la Directrice générale, assurant la Présidente de Transition du soutien de l'UNESCO, à court et à plus long terme, pour la reconstruction du système éducatif. "Nous devons agir ensemble pour que la crise de l'éducation en Centrafrique ne soit pas oubliée par la communauté internationale", a-t-elle ajouté, soulignant l'importance d'un investissement accru notamment en faveur de l'éducation secondaire, technique et professionnel, ainsi que la qualité de l'éducation qui restent largement négligées.  

La sauvegarde du patrimoine culturel, à la fois tangible et intangible, et son rôle indispensable de vecteur de réconciliation, a également été évoquée. Rappelant les actes de vandalisme perpétrés au Musée National à Bangui, Catherine Samba-Panza a jugé que "Tout a été perdu en terme de culture. Notre lien avec le passe est à reconstruire", demandant le soutien de l'UNESCO à l'établissement d'institutions culturelles nationales servant le savoir et la mémoire.

"La culture, le patrimoine, doivent retrouver toute leur place au sein de la société centrafricaine et notamment auprès des jeunes; cela est essentiel pour donner des repères et développer aujourd'hui et demain le vivre ensemble", a conclu Irina Bokova.