Des sites au Danemark, en France et en Turquie inscrits sur la Liste du patrimoine mondial

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Colline de Corton – Climats du vignoble de Bourgogne (France)
© Jean-Louis Bernuy
04 Juillet 2015

Bonn, 4 juillet – Le Comité du patrimoine mondial, réuni à Bonn jusqu'au 8 juillet, a inscrit les sites suivants au cours de sa session de l'après-midi : Christiansfeld, une colonie de l'Eglise morave (Danemark), Le paysage de chasse par force de Zélande du Nord (Danemark), Les climats du vignoble de Bourgogne (France), Coteaux, maisons et caves de Champagne (France) et le Paysage culturel de la forteresse de Diyarbakır et des jardins de l'Hevsel (Turquie).

Par ordre d’inscription :

Christiansfeld, une colonie de l'Eglise morave (Danemark) – Fondée en 1773 en Jutland du Sud, cette colonie est un exemple de peuplement planifié de l’Eglise morave, une congrégation libre luthérienne basée à Herrnhut, en Saxe. Conçue comme le modèle de l’idéal urbain protestant, la ville s’est développée autour d’une église centrale et de sa place. Les maisons, de plain-pied ou à un étage, présentent des façades en briques jaunes homogènes sans ornement et des toits en tuile rouge. L’organisation démocratique de l’Eglise morave, qui fut pionnière en matière d’idées d’égalité, s’exprime dans son urbanisme humaniste. Celui-ci est illustré par son plan ouvert sur des terres agricoles et ses bâtiments importants pour le bien commun, à l’image des maisons collectives pour les veuves et les célibataires. Elle est toujours habitée par une influente communauté de l’Eglise morave.

Le paysage de chasse par force de Zélande du Nord (Danemark) – A quelque 30 kilomètres au nord-est de Copenhague, ce paysage de chasse comprend trois forêts et paysages distincts : Store Dyrehave, Gribskov et Jægersborg Hegn/Jægersborg Dyrehave. Il s’agit d’un paysage aménagé où les rois danois et leur cour se livraient à la chasse « par force », ou chasse à courre, qui atteignit son apogée entre le Moyen Age et la fin du XVIe siècle. Avec leurs chemins organisés suivant une grille orthogonale, leurs bornes de pierre numérotées, leurs clôtures et leurs pavillons de chasse, ces sites matérialisent l’application de principes d’aménagement paysager baroque à des zones forestières.

Les climats du vignoble de Bourgogne (France) – Les climats sont des parcelles de vignes précisément délimitées sur les pentes de la côte de Nuits et de Beaune, au sud de Dijon. Elles se distinguent les unes des autres par leurs conditions naturelles spécifiques (géologie, exposition, cépage...) qui ont été façonnées par le travail humain et peu à peu identifiées par rapport au vin qu'elles produisent. Ce paysage culturel est composé de deux éléments : le premier couvre des parcelles viticoles, les unités de production associées, des villages et la ville de Beaune. Cette première composante représente la dimension commerciale du système de production. La seconde composante est le centre historique de Dijon qui matérialise l’impulsion politique donnée à la formation du système des climats. Le site est un exemple remarquable de production viti-vinicole développé depuis le haut Moyen Âge.

Coteaux, maisons et caves de Champagne (France) – Il s’agit des lieux où fut développée la méthode d’élaboration des vins effervescents, grâce à la seconde fermentation en bouteille, depuis ses débuts au XVIIe siècle jusqu'à son industrialisation précoce au XIXe siècle. Le bien se compose de trois ensembles distincts : les vignobles historiques d’Hautvilliers, Aÿ et Mareuil-sur-Aÿ, la colline Saint-Nicaise à Reims et l’avenue de Champagne et le Fort Chabrol à Epernay. Ces trois ensembles –soit le bassin d’approvisionnement que forment les coteaux historiques, les unités de production (les caves souterraines) et les espaces de commercialisation (les maisons de Champagne)- reflètent la totalité du processus de production de champagne. Le bien illustre clairement comment cette production a évolué d’une activité artisanale très spécialisée à une entreprise agro-industrielle.

Paysage culturel de la forteresse de Diyarbakır et des jardins de l’Hevsel (Turquie) – Située sur un escarpement dans le bassin du cours supérieur du Tigre, qui fait partie du « croissant fertile », la ville fortifiée de Diyarbakir et son paysage associé ont connu de nombreuses cultures au fil des siècles. Le site fut un important centre depuis les périodes hellénistique, romaine, sassanide et byzantine puis ottomane et islamique jusqu'à aujourd'hui. Le bien comprend le tell d’Amida, appelé İçkale (château intérieur) , les  remparts de Diyarbakır d’une longueur de 5 800 m – avec leurs nombreuses tours, portes, contreforts et 63 inscriptions datant de différentes périodes historiques et enfin les jardins fertiles du Hevsel - qui relient la ville au fleuve Tigre et approvisionnaient la ville en vivres et en eau.

Les inscriptions se poursuivent jusqu’au 5 juillet inclus.

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