Tenir les écoles à l’écart du conflit

Le 2 octobre, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a lancé un appel en faveur de la protection des écoles se trouvant dans les zones de conflit. Cet appel fait suite à l’attaque d’une école primaire à Homs, en Syrie, dans laquelle plusieurs dizaines d’enfants ont trouvé la mort, et au bombardement d’une école en Ukraine.

« Je condamne fermement l’attaque meurtrière de l’école primaire Akrameh al-Makhzumi dans la ville de Homs », a déclaré la Directrice générale, Irina Bokova. « Il est terrible et totalement inacceptable que des élèves en train d’apprendre soient victimes de la haine et de la violence. En tout temps, les écoles doivent être respectées comme des lieux sûrs d’apprentissage, d’épanouissement et de développement personnel ».

On estime que 2,8 millions d’enfants en Syrie sont privés d’éducation du fait de la crise actuelle, 3400  écoles ayant été endommagées ou détruites. Cette situation est encore aggravée par le fait que près d’1,5 million d’enfants syriens sont réfugiés dans des pays voisins et la majorité d’entre eux n’a pas accès à l’éducation.

« La protection de l’éducation ne peut pas attendre. Il est essentiel que les filles et les garçons, comme le personnel éducatif, soient en sécurité dans leurs écoles pour enseigner et apprendre. La continuité de l’éducation est vitale à la protection des civils pour briser le cercle vicieux de la violence et pour que les enfants pansent leurs blessures et se rétablissent », a déclaré la Directrice générale. « Nous devons redoubler d’efforts pour tenir les écoles à l’écart du conflit en Syrie et partout ailleurs. A cet égard, je condamne le bombardement d’une école en Ukraine. L’éducation et l’avenir qu’elle représente pour les jeunes gens ne peut être pris en otage par la violence ».

Le conflit et la violence ont empêché des milliers d’enfants et de jeunes d’effectuer leur rentrée scolaire. L’ouverture des écoles a été retardée d’un mois à Donetsk, en Ukraine, en raison de la crise et le jour de la rentrée, le 1er octobre, a été marqué par le bombardement d’une école de la ville.

L’engagement de l’UNESCO en faveur de la protection du droit à l’éducation en situation de conflit a été réaffirmé à plusieurs occasions récemment, notamment au moyen de la récente Note d’orientation sur la mise en œuvre de la résolution 1998 (2011) du Conseil de sécurité (« attaques contre des écoles et des hôpitaux »), qui appelle les États membres à prévenir les attaques contre des écoles et des hôpitaux, ainsi que leur utilisation à des fins militaires. En tant que membre de la Coalition mondiale pour la protection de l’éducation contre les attaques, l’UNESCO agit à l’échelle mondiale pour protéger les écoles ainsi que le droit à l’éducation dans les pays touchés par des conflits.