L’UNESCO appelle au renforcement de l’éducation sexuelle complète

Rejoignant le chœur des dirigeants mondiaux, acteurs de plaidoyer, décideurs, jeunes et chercheurs à l’occasion de la 4ème Conférence mondiale Women Deliver de Copenhague, au Danemark, l'UNESCO s’est engagé à poursuivre son action en faveur de la santé, des droits et du bien-être des filles et des femmes.

S’exprimant pendant la Conférence, Joanna Herat, Responsable principal de programme à l’UNESCO, a déclaré que l'engagement de l’UNESCO portait tout particulièrement sur l’éducation sexuelle complète (ESC), dans le but de s’assurer que les jeunes acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour faire des choix informés, sains et respectueux dans leurs relations et leur sexualité.

“L'UNESCO continue d’appuyer les pays pour qu’ils généralisent l'éducation sexuelle complète afin de répondre à l’impact des normes sexuelles néfastes et de la violence sexuelle. Non seulement l’ESC fait que les jeunes, hommes et femmes, sont en meilleure santé, mais les sociétés sont aussi plus saines” a dit Mme Herat.

“Nous sommes fermement convaincus qu’il existe une relation de cause à effet entre la santé, l'accès à l'éducation et la capacité des jeunes à être des citoyens instruits et en bonne santé, pleinement engagés dans leur société. Ce fait a été reconnu lors de la conférence internationale qui a également largement porté sur les besoins des adolescentes” a-t-elle ajouté.

Expérience de l'Afrique de l’Est et australe

Lors de la conférence Women Deliver, l'UNESCO a pris part à une table ronde de haut niveau sur l’ESC et les droits sexuels des jeunes, avec le lancement du 3ème Rapport Vision 2020 de la Fédération internationale Planned Parenthood ; une séance parallèle sur "l'éducation sexuelle complète pour une nouvelle génération” ; et une séance préalable sur les progrès de l’ESC au niveau mondial, présidée par l’association danoise du Planning familial.

Le Conseiller régional de l’UNESCO pour la santé et l'éducation, Patricia Machawira, a également présenté l'expérience de l'Afrique de l’Est et australe, où les ministères de la santé et de l’éducation collaborent pour mettre en œuvre leur Engagement ministériel 2013 sur l'éducation sexuelle et l’éducation à la santé génésique et sexuelle.

“Les pays de cette région ont fait d'énormes progrès dans l’introduction de programmes d’enseignement plus solides reflétant les vrais besoins des jeunes, traitant de problèmes comme les grossesses précoces, la violence sexuelle et le VIH. Ces deux dernières années, nous avons formé plus de 400 000 enseignants à l’ESC, ce qui montre que cet engagement politique commence à se traduire par une meilleure ESC en classe pour les apprenants” a indiqué M. Machawira.

Les profondes répercussions de l’ESC sont apparues en mars 2016, dans un rapport sur le statut de l’ESC dans 48 pays du monde entier, « L’éducation sexuelle complète : Nouvelles données, leçons et pratiques – Étude mondiale 2015 ». Publié par l'UNESCO en consultation avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Secrétariat d’ONUSIDA, le rapport a montré que près de 80 pour cent des pays évalués ont des politiques ou des stratégies en place pour appuyer l’ESC.

Des résultats complémentaires seront présentés lors d'une Réunion ministérielle à Durban, en Afrique du Sud, le 18 juillet 2016 – The Eastern and Southern African (ESA) Ministerial Commitment: Changing the game for young people’ (Engagement ministériel en Afrique de l’Est et australe : changer la donne pour les jeunes)

Pour plus de amples informations sur le statut de l’ESC dans le monde, téléchargez le Rapport complet ou le Rapport de synthèse (FR)

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