Selon l'UNESCO, l'éducation est la clé pour éradiquer le fléau du dopage dans le sport

L’UNESCO accueillera la cinquième session de la Conférence des Parties (COP5) à la Convention internationale contre le dopage dans le sport les 29 et 30 octobre, au siège de l’Organisation. Célébrant une décennie de lutte contre le dopage engageant 182 Etats parties, l’UNESCO considère que la clé pour éradiquer le fléau du dopage parmi les futures générations d’athlètes est d’éduquer les jeunes sportifs et sportives aux dangers de l’utilisation des substances interdites.

Plus de 300 représentants des gouvernements et du mouvement sportif sont attendus à la COP5 afin de débattre sur les défis de la lutte contre le dopage et proposer des solutions conformes à la Convention, en termes de recherche, d’éducation et de coopération internationale. L’éducation et la mise en œuvre des objectifs de la Convention doivent aller de pair au moment où l’inquiétude quant à l’utilisation de substances visant à améliorer la performance par des jeunes adultes, y compris des sportifs amateurs,  ne cesse de croître. 

Pour la première fois, l’UNESCO accueillera des médaillés olympiques, parmi lesquels la fondeuse canadienne Beckie Scott et l’escrimeuse roumaine Laura Badea, qui seront disponibles pour répondre aux questions des journalistes le 29 octobre au matin; leur intervention sera un appel aux gouvernements pour protéger le sport propre. 

«Mieux vaut prévenir que guérir. Nous avons beaucoup progressé ces dix dernières années. Nous devons continuer nos efforts pour éduquer et mettre en œuvre la Convention afin d’accomplir le rêve d'éliminer le dopage partout dans le monde. La seule voie possible pour lutter contre le dopage de manière efficace est l'éducation.» a précisé la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova.  

La Convention, adoptée le 19 octobre 2005, offre un cadre presque universel pour aider les pays à harmoniser leur législation contre l’utilisation des substances interdites dans le sport. Se basant sur le Code mondial antidopage, les Etats s’engagent à limiter le trafic des substances dopantes, à mettre en œuvre des pratiques communes pour contrôler leur utilisation pendant les compétitions, mais également à soutenir l’éducation et la dissuasion. 

Les partenaires de l’UNESCO comprennent l’Agence mondiale antidopage (AMA), le Comité International Olympique (CIO), le Comité International Paralympique (CIP), le Conseil de l’Europe et Interpol. La Convention soutient le Code mondial antidopage en apportant de la cohérence aux politiques et réglementations antidopage au sein des gouvernements et organisations sportives dans le monde. 

L’UNESCO, qui est également responsable d’un Fonds pour l’élimination du dopage dans le sport de 1,8 millions dollars des Etats-Unis, a précisé que l’utilisation des substances visant à améliorer la performance provoque non seulement de graves problèmes de santé mais mine également l’éthique et l’équité du sport. Aussi, le Fonds, qui a été établi en 2008, aide les pays à mettre en œuvre la Convention et renforcer leurs capacités de lutte contre le dopage, à éduquer sur les dangers du dopage et à garantir que les sportives et sportifs prennent des décisions conformes aux pratiques d’un sport propre axé sur le franc jeu. 

L’UNESCO coopère avec l’Autorité brésilienne de lutte contre le dopage en perspective des Jeux Olympiques et Paralympiques qui auront lieu à Rio en 2016, afin de renforcer la lutte contre le dopage à travers l’éducation, la prévention et les contrôles, et ainsi préserver la beauté des compétitions de haut niveau. 

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Les athlètes et les représentants des autorités publiques seront disponibles pour répondre aux questions des journalistes à partir de 9h le 29 octobre. Pour obtenir l’accréditation, veuillez contacter  Djibril Kébé, Service de presse de l’UNESCO, d.kebe(at)unesco.org