L’UNESCO rassemble des partenaires clés pour améliorer la sauvegarde du patrimoine culturel iraquien et syrien

hatrainfocus.jpg

Fortified city of Hatra (Iraq)
© Mary Prophit
01 Avril 2015
Les partenaires clés de l’UNESCO pour la protection du patrimoine culturel ont accepté aujourd’hui de renforcer leur coopération et l’échange d’informations en vue d’améliorer la sauvegarde de ce patrimoine en Syrie et en Iraq.
 
La réunion de haut niveau a été convoquée par la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, pour planifier la mise en œuvre effective de la résolution 2199 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée le 12 février. Des représentants de l’ICOM (Conseil international des musées), de l’ICOMOS (Conseil international des monuments et des sites), de l’ICCROM (Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels), de l’IFLA (Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques), d’INTERPOL, de l’UNODC (Office des Nations Unies contre la drogue et le crime), d’UNIDROIT (Institut international pour l'unification du droit privé), et de l’OMD (Organisation mondiale des douanes) y ont participé, ainsi que de l’équipe d’appui analytique et de surveillance des sanctions du Comité du Conseil de sécurité contre Al-Qaida.
 
« Cette réunion témoigne de la volonté ferme de toutes les agences de répondre à la tragédie actuelle en Iraq et en Syrie, » a déclaré Mme Bokova dans son discours d’ouverture. « Nous avons l’obligation de mieux se coordonner et de mieux travailler ensemble en termes de sensibilisation, de partage d’informations et de renforcement des cadres légaux. Nous avons également besoin d’entrer en contact avec les secteurs respectifs de chacune de nos agences. Nous pouvons répondre à la propagande des extrémistes, changer le discours sur le patrimoine et mobiliser tous les partenaires, et c’est précisément l’objectif de la campagne que nous venons de lancer à Bagdad – #Unite4Heritage. »
 
La destruction, le pillage et le trafic de biens culturels en Iraq et en Syrie constituent une grave menace pour l’intégrité physique des biens eux-mêmes – et pour les sites d’où ils proviennent. Le trafic illicite de biens culturels est un commerce lucratif qui implique souvent le crime organisé et contribue au financement du terrorisme.
 
La Directrice générale a rappelé aux participants qu’il ne s’agissait pas seulement d’une question liée au patrimoine culturel mais, plus largement, d’une question de sécurité internationale : par la destruction intentionnelle du patrimoine culturel, des crimes de guerre ont été commis en Syrie et en Iraq.