Unissons nos forces pour combler l’écart entre les sexes dans le domaine de l’éducation

Aujourd’hui, 24 février 2015, la Directrice générale, Mme Irina Bokova, et la Directrice exécutive d’ONU-Femmes, Mme Phumzile Mlambo-Ngcuka, ont saisi l’occasion que leur offraient les célébrations de la Semaine de l’apprentissage mobile pour présenter aux États membres de l’UNESCO un nouveau programme intitulé : « Autonomiser les adolescentes et les jeunes femmes grâce à l’éducation ».

Initiative commune de l’UNESCO, d’ONU-Femmes, du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et de la Banque mondiale, ce programme sera officiellement lancé lors de la réunion de la Commission de la condition de la femme qui se tiendra au Siège de l’ONU à New York le 10 mars. Il représente un effort coordonné et conjoint pour combler l’écart persistant entre les sexes dans le domaine de l’éducation, en ciblant principalement deux groupes les plus exposés aux risques de discrimination et d’exclusion : les adolescentes (10-19 ans) et les jeunes femmes (20-24 ans).

Après avoir chaleureusement accueilli Mme Mlambo-Ngcuka pour sa première visite à l’UNESCO, la Directrice générale a déclaré, lors d’une réunion avec des États membres, que le nouveau programme reposait sur la conviction commune que « l’égalité des genres est la force la plus puissante dont nous disposions pour construire des sociétés plus inclusives, plus justes, plus durables » et l’éducation « la nouvelle règle du jeu de l’autonomisation des filles et des femmes ».

Le programme sera progressivement mis en œuvre dans 20 pays où l’écart entre les sexes est le plus critique et se concentrera sur quatre domaines : amélioration de la qualité et de la pertinence de l’éducation ; sensibilisation à tous les niveaux pour créer un environnement favorable à l’égalité des genres ; renforcement des liens entre les secteurs de la santé et de l’éducation ; et amélioration de la base de données des statistiques sur le genre et l’éducation.

« En joignant nos forces nous serons en mesure d’agir à plusieurs niveaux et d’aider ces pays à faire de l’éducation un levier de l’égalité entre hommes et femmes, ce qui aura un effet moteur sur le développement » a déclaré Irina Bokova. « Notre ambition est de changer les choses autrement, par une approche intersectorielle, et en conjuguant nos compétences et nos efforts. »

Rappelant qu’aucun pays au monde n’a atteint la parité et l’égalité des genres, Mme Mlambo-Ngcuka a souligné que l’éducation est la stratégie la plus efficace pour autonomiser les femmes et combler les larges écarts dans la participation à la vie politique et économique. « En établissant un lien entre la santé,  l’éducation et d’autres secteurs concernés et en créant un environnement favorable, nous voulons donner une nouvelle ou une seconde chance aux jeunes femmes qui ont abandonné l’école ou qui risquent de le faire. Nous voulons accompagner la transition de l’éducation vers un emploi  épanouissant et digne. Ensemble nous mettrons nos savoir-faire et notre expérience au service de ce programme afin de créer un modèle d’autonomisation pour les jeunes femmes qui pourra être développé et appliqué dans différents contextes nationaux. »

Les deux dirigeantes ont mis l’accent sur la contribution stratégique de ce programme au programme de développement pour l'après-2015.

Le nouveau programme s’inscrit dans le cadre du Partenariat mondial pour l'éducation des filles et des femmes, lancé par l’UNESCO en 2011.

Avant la réunion avec les États membres, Mme Mlambo-Ngcuka a pris la parole lors de l’ouverture officielle de la Semaine de l’apprentissage mobile, célébrée cette semaine et placée sous le thème de « la technologie, source d’autonomie pour les femmes et les filles ».