A Vienne, la Directrice générale appelle à l’unité pour la sauvegarde du patrimoine en danger

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, participait à la table ronde « Palmyra Talks » organisé par le Ministère Autrichien de la Culture, à l’occasion du lancement par l’ICOM (Conseil International des Musées) de la liste rouge des Objets culturels en péril en Libye, en langue Allemande.

L’événement était organisé dans l’enceinte du célèbre Kunsthistorisches museum de Vienne, en présence du Dr. Michael Linhart, Secrétaire général aux affaires étrangères au Ministère des affaires européennes de l’Autriche, de Dr. Christoph Bazil, de la Chancellerie fédérale,  de Mme Sabine Haag, Directrice-Generale du Kunsthistorisches Museum Vienna, de Mr Hans Martin Hinz, Président de ICOM International,  de son Excellence Alexa Wesner, Ambassadeur des Etats-Unis en Autriche et du Professeur Hafed Walda, Archéologue spécialiste du patrimoine Libyen. 

La Directrice générale a rappelé les principes fondateurs de l’action de l’UNESCO, appelant à ne jamais séparer le patrimoine et les souffrances humanitaires en cas de conflit : « Il ne s’agit pas de protéger des pierres et des monuments, il s’agit de contribuer à la réconciliation et à la résilience des peuples à travers la culture. » a-t-elle déclaré, appelant à renforcer l’unité et la coordination des actions de la communauté internationale. Evoquant la Mission d’experts de l’UNESCO sur le site archéologique de Palmyre,  Irina Bokova a rappelé l’ordre des priorités dans un processus qui sera nécessairement long et difficile : « la première priorité est de mesurer l’étendue des dégâts et d’éviter de nouvelles dégradations irréversibles.  Toute opération future doit être menée avec une extrême précaution, et un sens des responsabilités. » 

Rappelant la multiplicité des menaces sur le patrimoine culturel aujourd’hui, l’Ambassadeur des Etats-Unis, soutien au programme des listes rouge de l’ICOM, Alexa Wesner a souligné que « Le rôle de coordination mondiale assuré par l’UNESCO pour la protection du patrimoine cultural n’a jamais été aussi important. » 

« Nous avons besoin de coopération internationale pour trouver des solutions. Les Listes rouges de l’ICOM ont démontré leur efficacité pour aider à identifier et restituer des biens culturels volés. » a renchérit le Président de l’ICOM. 

L’UNESCO conduit actuellement une campagne mondiale de lutte contre le Traffic illicite des biens culturels, en particulier à travers la mise en œuvre de la résolution 2199 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui vise à mettre un terme aux pillage et au trafic des biens culturels en provenance de Syrie qui contribuent au financement du terrorisme. Les diverses « listes rouges » produites par l’ICOM représentent un outil de première importance pour guider et soutenir l’action des gouvernements et du secteur privé dans l’identification des objets suspects, leur saisie et leur restitution à leurs légitimes propriétaires.