Données et chiffres : ressources humaines

Rapport de l’UNESCO sur la science - vers 2030

À l'échelle mondiale, quelque 7,8 millions de personnes étaient employées à temps plein dans des activités de recherche en 2013, ce qui représente une hausse de 21 % par rapport à 2007. Les chercheurs représentaient 1% de la population mondiale.

Depuis 2007, la part des économies à faible revenu et à revenu intermédiaire dans le réservoir mondial de chercheurs a gagné cinq points de pourcentage, atteignant ainsi 35,6 % en 2013. À elle seule, la Chine en représente plus de la moitié – 19,1 % de la population active mondiale de chercheurs en 2013, une part très proche de celle de la population de la Chine, soit 19,3 % de la population mondiale. La Chine a ainsi la plus grande part de la population active mondiale de chercheurs, dépassant les Etats Unis (16,7 % en 2012). Néanmoins, la densité de chercheurs en Chine (1 071 par millions d’habitants en 2013) ne dépasse pas la moyenne mondiale, soit 1 083.

Israël enregistre la densité de chercheurs la plus importante au monde en 2012, avec 8 337 chercheurs par million d'habitants. C’est plus du double de la densité de chercheurs aux Etats unis (3 984 en 2012) et du Royaume uni (4 108 en 2 013). En 2013, la densité de chercheurs était également très élevée en République de Corée (6 533) et au Japon (5 195).

La part de chercheurs des Cinq grands (Chine, Etats unis, Fédération de Russie, Japon et Union Européenne) demeure 72 %, mais la part de la Chine a augmenté considérablement depuis 2009, au détriment des Etats-Unis, de la Fédération de Russie et du Japon. La part de chercheurs de l’Union Européenne (7.1 % de la population mondiale) reste stable, passant de 22,5 % en 2009 à 22,2 % en 2013. La part de chercheurs de l'ensemble de l’Europe (11,4 % de la population mondiale) est de 31 % des chercheurs du monde.

Entre 2007 et 2013, les plus fortes progressions de part de chercheurs au niveau mondial sont observées dans les économies à revenu intermédiaire élevé (31,4% de la population mondiale en 2013), de 22,5% à 28,0%, et ce essentiellement au détriment des pays à revenu élevé (18,3% de la population mondiale), dont la part est passée de 69,5% à 64,4%.

Les économies à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (35,7 % de la population mondiale) ont enregistré une baisse de leur part dans le réservoir mondial de chercheurs, qui est passée de 6,9 % en 2007 à 6,4 % en 2013. En comparaison, dans les pays à faible revenu (11,9 % de la population mondiale), le nombre de chercheurs a progressé de 39 % depuis 2007 pour représenter 1,3 % du volume mondial en 2013.

L'Amérique latine et l'Asie du Sud (qui représentent respectivement 8 % et 23,3 % de la population mondiale) affichent une part à peu près comparable dans le réservoir mondial de chercheurs : 3,6 % et 3,1 % respectivement.

Le continent africain dans son ensemble comprend 2,4 % des chercheurs du monde en 2013, dont 1.1 % en Afrique subsaharienne, alors que les États arabes d'Afrique et d'Asie réunis comprennent 1,9 % des chercheurs du monde.

La Bolivie affiche la part la plus élevée de femmes parmi les chercheurs (relevés des effectifs) avec 63 %. Vingt-trois autres pays présentent une part supérieure à 45 % à une date proche de 2013. La part de femmes parmi les chercheurs ventilée par région est de : 49 % en Europe du Sud-est, 44 % dans la région Amérique latine et Caraïbes, 44 % en Asie Centrale, 37 % dans les Etats Arabes, 30% en Afrique sub-saharienne, 27 % en Asie de l’Ouest, 23 % en Asie du Sud-est, et 17 % en Asie du Sud.

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