Les objectifs de développement durable pour les sciences naturelles

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© UNESCO
Le nouvel Agenda 2030 pour le développement durable constitue un progrès significatif pour la reconnaissance de la contribution de la science, de la technologie et de l’innovation (STI) au développement durable. L’UNESCO fait partie de la l'Équipe spéciale des Nations Unies dirigeant le mécanisme de facilitation de la technologie mondial, lancé le 26 septembre afin de soutenir les objectifs de développement durable. Il s’agit  d’améliorer la coopération internationale et triangulaire régionale entre Nord-Sud, Sud-Sud d’une part par l’accès à la science, la technologie et l’innovation ainsi que, de partager, d’autre part,  des connaissances selon un accord mutuel.
 
Tout au long de ses 70 ans d’histoire, l’UNESCO a réellement facilité une telle coopération grâce à ses réseaux et centres, en particulier le Centre international Abdus Salam de physique théorique (CIPT) et l'Académie des sciences du monde en développement, forces motrices des efforts internationaux pour faire évoluer l’expertise scientifique dans les pays  en développement et pour répondre aux besoins de jeunes scientifiques dans des pays qui accusent un retard en termes de science et de technologie. 
 
Par le biais de ses programmes de sciences naturelles, l’UNESCO participe à la mise en œuvre globale des objectifs de développement durable en fournissant un encadrement politique afin de soutenir les pays en voie de développement en renforçant leurs capacités scientifiques et technologiques, et d’aider les États membres à concevoir des mesures efficaces, basées sur les meilleures connaissances disponibles, sans exclure les systèmes de connaissances locaux et des peuples autochtones.
 
L’UNESCO joue un rôle vital dans la construction d’une culture mondiale de résilience communautaire.  De par son mandat pluridisciplinaire dans l’éducation, les sciences naturelles et sociales, la culture et la communication, elle est la mieux placée pour faire face au changement climatique holistiquement. En vue d’aider les sociétés du monde entier à mieux comprendre, atténuer et s’adapter au changement planétaire, plus de 30 programmes contribuent à générer de la connaissance et à sensibiliser sur le changement climatique, les risques associés et les implications éthiques. L’UNESCO aide également les pays à renforcer leurs capacités à gérer les catastrophes et les risques climatiques mais aussi à affronter ces  catastrophes, plus particulièrement les désastres telluriques, les tsunamis et les catastrophes liées à l’eau. 
 
La sécurité de l’eau est au centre du Programme hydrologique international (PHI) de l’UNESCO, dédié aux recherches sur l’eau, la gestion des ressources d’eau, l’éducation et le renforcement des capacités. Le PHI aide à assurer l’accessibilité et la gestion durable de l’eau, étroitement liée à la santé et au bien-être. La gestion durable de l’eau entraine la sécurité alimentaire, en résolvant des problèmes intrinsèques à l’eau, comme la nourriture et l’agriculture. Aujourd’hui, la plupart des personnes sans accès à l’eau potable ni à l’assainissement de base, habitent les villes des pays en voie de développement, où le PHI promeut de nouvelles approches de gestion des ressources toujours plus maigres, et pressantes à cause du changement climatique et de la croissance démographique. 
 
L’UNESCO soutient l’utilisation durable des écosystèmes terrestres, dont la gestion durable des forêts, la lutte contre la désertification et l’arrêt de l’appauvrissement de la biodiversité grâce à son programme sur l'Homme et la biosphère (MAB). Les réserves de biosphère du MAB sont des sites d’apprentissage du développement durable, où l’on y expérimente des approches interdisciplinaires afin de comprendre et gérer les interactions entre les systèmes écologique et social, et où des solutions sont approuvées dans le but de réconcilier la préservation de la biodiversité et son utilisation durable. Afin de fournir les connaissances basiques nécessaires à la remédiation du déclin de la biodiversité et des services écosystémiques, l’UNESCO est activement engagée dans la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), et dirige les efforts en vue d’assurer que les connaissances des peuples autochtones soient respectées au sein de la Plateforme.