Les objectifs de développement durable pour les sciences sociales et humaines

sb_shs_02.jpg

© UNESCO

Permettre aux gens de créer et d'utiliser des connaissances pour construire des sociétés justes et inclusives …

Le Programme des sciences sociales et humaines de l’UNESCO entend ancrer fermement des valeurs et principes universels, tels que la solidarité mondiale, l’inclusion, la lutte contre les discriminations, l’égalité des genres et le respect du principe de responsabilité dans les activités menées par les États membres et d’autres parties prenantes clés pour mettre en œuvre le programme de Développement pour l’après-2015.

À cette fin, il importe de renforcer les initiatives existantes et d’en élaborer de nouvelles qui soient interdisciplinaires, intersectorielles et axées sur les résultats, et favorisent un renforcement de la collaboration et de la participation à l’échelle internationale, en tenant dûment compte de leur dynamique dans le but :

  • de mettre en place un partenariat mondial visant à lutter contre toutes les formes de discrimination ;
  • de façonner des attitudes et des comportements qui prédisposent à l’inclusion et à lutter contre la discrimination et l’intolérance chez les jeunes femmes et hommes ;
  • d’élaborer des outils et de renforcer les capacités pour mesurer et suivre les progrès accomplis par rapport aux ODD.

La phase de mise en œuvre des ODD présente l’occasion pour l’UNESCO de promouvoir la recherche et les activités normatives, ainsi que de diffuser des connaissances relatives aux droits humains qui relèvent de la compétence de l’UNESCO.

Par la recherche, la prospective et la gestion des transformations sociales, l’UNESCO renforcera le lien entre connaissances, politiques et pratique, en utilisant les compétences des sciences sociales pour favoriser une pensée novatrice capable de transformer les sociétés à travers les différents aspects des ODD. La prospective introduira l’utilisation du futur dans la compréhension de la nature des ODD et l’élaboration d’une plus grande variété d’interventions humaines en réponse aux défis et aspirations du programme pour l’après-2015.

S’agissant de la contribution de la science et de la technologie au développement durable, l’UNESCO travaillera sur le droit de bénéficier du progrès scientifique et de ses applications et sur le principe de partage des bienfaits, en vue de renforcer les capacités des États membres pour ce qui est de répondre aux défis du développement durable (changement climatique, creusement des inégalités, notamment dans l’accès à la science, à la technologie et à l’innovation, modes de consommation et de production non durables, etc.). L’Organisation continuera de travailler sur la bioéthique et l’éthique des sciences et des technologies.

Grâce à son appartenance au Groupe de travail pour les droits de l’homme du Groupe de l’ONU pour le développement  (GNUD), l’UNESCO joue aussi un rôle en mettant en place une réflexion à l’échelle du système sur la place des droits humains dans la mise en œuvre des ODD.

Mobiliser la jeunesse constitue « la priorité de la prochaine décennie en matière de développement humain ». Dans le monde entier, les jeunes femmes et jeunes hommes sont le moteur du changement et réclament le respect des libertés et droits fondamentaux, de meilleures conditions pour eux et pour leur communauté, et des possibilités d’apprendre, de travailler et de participer aux décisions qui les touchent. Dans le même temps, du fait des crises qui persistent, ils se trouvent confrontés à de graves difficultés qui affectent des aspects importants de leurs vies. Plus que jamais, il est temps à présent d’améliorer les investissements dans des recherches, des politiques et des programmes pour créer un environnement porteur axé sur les droits dans lequel les jeunes prospèrent, exercent leurs droits, retrouvent l’espoir et le sentiment d’appartenance à une communauté, et s’engagent en tant qu’acteurs et innovateurs sociaux responsables.

Il convient de renforcer l’alphabétisation culturelle à une plus grande échelle et de créer de nouvelles perspectives et de nouveaux espaces pour le dialogue et la coopération par le développement de compétences interculturelles basées sur des valeurs communes, la compréhension et le respect mutuels, l’empathie, la réconciliation et la confiance.

Il importe de promouvoir la culture de la paix en tant que facteur essentiel du développement durable, en gardant à l’esprit que les valeurs et pratiques en matière de respect mutuel et de tolérance, renforcées par le dialogue interculturel et interconfessionnel et un engagement en faveur de la non-violence et de la réconciliation, sont indispensables pour que la paix soit une réalité quotidienne pour tous les membres de la société.