SESAME, histoire d’un succès scientifique et diplomatique

Le 16 mai à Allan, (Jordanie), sera inauguré le synchrotron SESAME [Rayonnement synchrotron pour les sciences expérimentales et appliquées au Moyen-Orient] en présence de S.M. Roi Abdullah II de Jordanie, de la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova et du Président du Conseil de SESAME, Chris Llewellyn Smith et de nombreuses hautes personnalités. C’est l’aboutissement de nombreuses années de coopération, de levées de fonds et de négociations intenses, réalisées avec le soutien de l’UNESCO et d’autres partenaires.

C’est d’abord un pas de géant pour la recherche. Sans équivalent dans la région, cette source de rayonnement de troisième génération offre désormais aux scientifiques et chercheurs un laboratoire scientifique de premier plan. Les sources de lumière sont des flashes géants combinés à des microscopes très puissants, utilisés pour analyser les propriétés de la matière, et faire avancer la recherche dans des domaines aussi différents que la médecine, la biologie, la chimie, l’environnement ou encore l’archéologie. SESAME vise aussi à doter les chercheurs de la région d’un équipement technologique de pointe afin d’enrayer la fuite des cerveaux vers les pays du nord.

C’est aussi un succès exemplaire de la diplomatie scientifique puisque ce projet a permis de réunir autour d’une même table des représentants de Chypre, d’Egypte, de Jordanie, du Pakistan, de Turquie, de l’Autorité palestinienne, d’Iran et d’Israël.

Présente depuis le début, l’UNESCO accompagne encore le projet aujourd’hui en favorisant son développement et en facilitant la participation de ses Etats Membres et d’organisations internationales aux activités de SESAME. L’histoire de ce pari scientifique et diplomatique audacieux est retracée dans la chronologie ci-dessous.