Reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur

L’internationalisation croissante de l’enseignement supérieur à travers le monde signifie que des programmes d'étude sont proposés par-delà les frontières, se traduisant par l’internationalisation du corps étudiant, de l’enseignement, de l’apprentissage et du partage des savoirs par des recherches en collaboration. L'internationalisation des campus universitaires traditionnels a entraîné une croissance phénoménale du nombre d’étudiants poursuivant leurs études hors de leur pays d'origine.

Depuis sa création, l’UNESCO sert de plate-forme mondiale de discussion sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur et la promotion de la mobilité universitaire. À cet égard, l’Organisation est à l’origine d’un certain nombre de conventions sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur au niveau régional (voir Conventions et Recommandations.)

L’UNESCO fournit un appui technique en matière de réglementation, par la mise en œuvre et le suivi de conventions régionales sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur, et en soutenant les États membres pour qu’ils améliorent leurs mécanismes d'assurance de la qualité. L’Organisation appuie également le partage d'expériences sur l'échange international d’enseignants et de chercheurs et ses conséquences sur la formulation et la mise en œuvre des politiques. Pour faciliter l'échange international et la mobilité du savoir, des enseignants, de l’apprentissage et des étudiants, l’UNESCO encourage la révision et la mise en œuvre d’instruments normatifs régionaux sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur, y compris de celles des réfugiés et des personnes déplacées.

Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur.

L’UNESCO développe une Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur ayant pour objectif de faciliter la mobilité universitaire entre les régions, d’améliorer la qualité et de rehausser la coopération internationale dans l'enseignement supérieur.

À l’origine, le but de la convention était de réduire les obstacles rencontrés par les étudiants, les enseignants, les chercheurs et les demandeurs d’emploi hors de leur pays d'origine, du point de vue de la reconnaissance de leurs qualifications de l’enseignement supérieur. L’accroissement rapide de la population d'étudiants mobiles s’est accompagné de la nécessité de définir un cadre réglementaire mondial sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur. La Conférence générale de l’UNESCO, lors de sa 38ème session, a invité la Directrice générale à poursuivre le processus de préparation d’une convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur.

En mars 2016, suite à la 38/Résolution 12, de la Conférence générale, l’UNESCO a instauré en consultation avec ses États membres un Comité de rédaction en vue de préparer la convention. Le projet de texte sera examiné lors de la Conférence générale de l’UNESCO en 2017.

Accréditation et institutions douteuses

L’UNESCO est un organisme intergouvernemental et n’a donc aucun mandat pour accréditer ou reconnaître des institutions, des programmes, des diplômes ou des agences d’accréditation de l’enseignement supérieur. Tout prestataire de services dans l’enseignement supérieur ou agence d’accréditation se réclamant de l’UNESCO ou donnant l'impression d'être accréditée et/ou reconnue par l’UNESCO doit être considérée avec prudence. De telles institutions ou agences d’accréditation peuvent avoir différents modes de fonctionnement frauduleux. Plus d'informations.