PHI-VIII: Sécurité de l’eau

Réponses aux défis locaux, régionaux et mondiaux

PHI-VIII : Sécurité de l'eau

Situation mondiale de l’eau

Les problèmes qui se posent pour parvenir à assurer la sécurité de l’eau revêtent de plus en plus une dimension mondiale pour les gouvernements en raison de la pénurie croissante d’eau et de l’incertitude quant aux effets qui en résultent pour les peuples, l’énergie, l’alimentation et les écosystèmes. Lorsqu’elle est en quantité insuffisante et de mauvaise qualité, l’eau peut être un facteur qui entrave l’atténuation de la pauvreté et le redressement économique et qui se traduit par de mauvaises conditions de santé et une faible productivité, une insécurité alimentaire et un développement économique rendu difficile.
 
La répartition inégale des ressources en eau dans le temps et dans l’espace, et la modification de ces ressources résultant de l’intervention humaine et d’une mauvaise gestion ont conduit à des crises de l’eau dans de nombreuses régions du monde. Le nombre de morts et les dégâts matériels provoqués par des inondations extrêmes peuvent être importants et l’on a observé pendant la première décennie du XXIe siècle des sécheresses plus intenses qui frappent un nombre croissant de personnes.

Thèmes de la phase VIII

Le Programme hydrologique international (PHI) de l’UNESCO fondé en 1975 et mis en œuvre par séquences programmatiques ou phases de six ans, entre dans sa huitième phase (PHI-VIII) pendant la période 2014-2021. Le PHI, qui était un programme de recherche en hydrologie coordonné à l’échelon international, est devenu un programme holistique pour faciliter l’éducation et le renforcement des capacités, et améliorer la gestion et la gouvernance des ressources en eau. Il facilite une approche interdisciplinaire et intégrée de la gestion des bassins hydrologiques et des aquifères, qui intègre la dimension sociale des ressources en eau et encourage le développement de la recherche internationale en hydrologie.
 
Pendant sa huitième phase, le PHI compte améliorer la sécurité de l’eau en apportant des réponses aux défis locaux, régionaux et mondiaux. Compte tenu de la croissance démographique, de la dégradation de la qualité de l’eau, de l’impact croissant des inondations, de la sécheresse et d’autres effets hydrologiques du changement planétaire, la sécurité de l’eau est un problème de plus en plus préoccupant. C’est pourquoi la huitième phase du PHI, comme son nom l’indique, accordera une place primordiale à « La sécurité de l’eau : réponses aux défis locaux, régionaux et mondiaux ». Le rôle des comportements humains, des traditions culturelles et des attitudes à l’égard de l’eau ainsi que la nécessité pour la recherche en sciences sociales et économiques de comprendre et de développer les outils qui permettront de s’adapter aux effets sur l’être humain des modifications de la quantité d’eau disponible, sont les défis qu’il faudra relever pendant la huitième phase du Programme.
 
Pour répondre aux priorités et besoins des États membres, le PHI-VIII se concentre sur six domaines de connaissance exprimés en thèmes qui englobent les points suivants :
Le PHI-VIII a été conçu de manière à permettre l’établissement de liens étroits entre domaines d’actualité. Pour relier entre eux les contenus thématiques, les questions transversales sont traitées dans tous les domaines de connaissance ou thèmes qui ont été définis, et elles concernent principalement : la gestion durable combinée des eaux de surface et des eaux souterraines dans le cadre d’une GIRE reposant sur des approches holistiques et respectueuses de l’environnement ainsi que sur des traditions sociales et culturelles ; la compatibilité entre gestion intégrée et ressources en eaux transfrontières pour prévenir et/ou surmonter d’éventuels conflits internationaux liés à l’eau ; évaluation de l’effet des principaux facteurs de changement planétaire sur la quantité et la qualité des ressources en eau disponibles et sur la vulnérabilité des populations ; élaboration du cadre pour une gouvernance de l’eau fondée sur des approches transsectorielles et à plusieurs niveaux, et association des parties prenantes dans le domaine de l’eau et du grand public ; soutien aux efforts en matière d’éducation, de formation et de renforcement des capacités relatives à l’eau ainsi que dans le domaine de la recherche en hydrologie.
 
Compte tenu des leçons tirées de la phase VI et de l’expérience acquise dans la phase actuelle, il faudra pour la phase VIII privilégier une approche adaptative par région et une coordination rigoureuse au sein de la famille du PHI à tous les niveaux (Conseil intergouvernemental, comités nationaux du PHI, centres, chaires, etc.).