Science et réponse aux catastrophes

Les effets néfastes des phénomènes hydrologiques extrêmes se sont multipliés en raison de l’accroissement des établissements humains dans les zones exposées aux catastrophes. De nombreuses personnes dans le monde subissent chaque année les effets de catastrophes liées à l’eau. Les statistiques de la fréquence des inondations ont évolué ces dernières années en raison des variations du climat et des changements de l’utilisation du sol. Il faut donc les revoir afin d’améliorer la résilience des structures hydrauliques en cas d’inondation. Par exemple, dans les pays africains francophones sub-sahariens, ingénieurs et managers utilisent des outils et des directives développées depuis les années 60-70 pour la conception des infrastructures hydrauliques malgré l’importante variabilité écologique et climatique observée.
 
Le PHI-VIII encourage l’amélioration de la base scientifique et méthodologique de l’hydrologie et des sciences de l’eau pour la préparation et la réponse aux phénomènes extrêmes. L’étude des processus qui interviennent dans la formation des cours d’eau, les méthodes de calcul et de prévision hydrologiques, la modélisation mathématique et numérique, l’approfondissement de la théorie de la sédimentation et des processus du réseau de drainage sont autant de thèmes de recherche proposés par les États membres. 
 
Objectifs spécifiques
  • Appuyer et développer la recherche scientifique et l’élaboration d’une base méthodologique pour l’hydrologie et les sciences de l’eau.
  • Recueillir des informations sur les risques induits récemment par des événements extrêmes et échanger les enseignements tirés avec la communauté hydrologique.
  • Favoriser parmi les professionnels et les gestionnaires des ressources en eau, la compréhension des analyses des probabilités et des incertitudes liées aux phénomènes extrêmes.
  • Revoir les normes de conception des ouvrages hydrauliques en tenant compte des variations du climat et des changements de l’utilisation du sol.