Des systèmes d'observation modernes

La plupart des bassins fluviaux et des systèmes aquifères du monde sont insuffisamment jaugés, à supposer qu’ils le soient. Il est essentiel de renforcer le réseau de contrôle hydrologique, qui est actuellement sur le déclin. Divers programmes de recherche du PHI (FRIEND et ISARM, par exemple) offrent à cet égard une expérience positive. La communauté internationale devrait bénéficier des archives existantes sur l’écoulement des rivières à grande échelle qui sont cruciales pour faire avancer les sciences hydrologiques et adresser les questions opérationnelles.
 
Les données issues de la télédétection incluent les données fournies par des satellites et autres dispositifs aéroportés (avions ou ballons, par exemple). Ces données sont de plus en plus utilisées en hydrologie. Les données spatiales disponibles dans le monde entier et librement accessibles (les images SRTM et toutes les données Landsat actuelles et historiques, par exemple) contiennent les seules informations aisément consultables, en particulier dans les pays en développement qui manquent de réseaux de surveillance hydrologique in situ, et peuvent lever un obstacle qui empêche d’appliquer les modèles hydrologiques pour faire des prévisions planétaires et régionales. Dans ce contexte, l’initiative TIGER de l’UNESCO et de l’ESA, axée sur l’utilisation de la technologie spatiale pour la gestion des ressources en eau en Afrique, constitue un exemple 19 encourageant. Le Système mondial d’observation (SMO) fournit un grand nombre de données à l’ensemble de la communauté hydrologique. Toutefois, le potentiel des techniques de télédétection pour la surveillance des extrêmes hydrologiques (inondations, sécheresses...), le contrôle de la qualité de l’eau et la gestion des modèles hydrologiques n’a pas encore été exploré dans son intégralité et n’est pas non plus exploité comme il le faudrait. En outre, il faut améliorer les cadres pour assimiler ou intégrer les données issues de la télédétection dans les modèles hydrologiques. De même, il est très important de disposer de suffisamment de données de source terrestre pour valider et améliorer les algorithmes issus de la télédétection et mesurer efficacement les ressources en eau. Les nouvelles sources de données, comme la télédétection par satellite, les sondes sans fil, les profileurs acoustiques à effet Doppler et les radars font naître un besoin de formation continue.
 
Objectifs spécifiques
  • Adapter les modèles à une hydrologie en constante évolution, à la télédétection et aux données disponibles in situ ainsi qu’aux différents besoins des gestionnaires spécialistes de l’eau.
  • Appuyer les activités visant à améliorer la disponibilité des données hydrologiques obtenues en temps quasi réel par télédétection et in situ pour permettre une approche plus intégrée afin d’ajuster/mettre à jour en permanence les modèles et la gestion de l’eau.
  • Développer de nouvelles méthodes d’analyse comme le traitement séquentiel des données et l’évaluation diagnostique de la cohérence des modèles ou l’assimilation des données et autres tests destinés à garantir la qualité des données obtenues en temps réel.
  • Échanger des données d’expérience avec des plates-formes de données afin d’accélérer l’adaptation des modèles et d’améliorer la surveillance dans les zones critiques.