Une intégration à l'échelle du système

La gestion intégrée des eaux urbaines (IUWM) englobe toutes les composantes du cycle hydrologique qu’elle reconnaît comme des systèmes intégrés, et prend en compte la demande d’eau à usage domestique, industriel, agricole et écologique. Elle est née de la constatation que l’approche traditionnelle donnait des résultats peu satisfaisants. L’IUWM permet d’optimiser l’ensemble du système d’eau en milieu urbain et de réduire au minimum la consommation d’eau, les coûts et l’énergie. Pour améliorer cette forme de gestion, il faut connaître de façon beaucoup plus approfondie les interfaces et interconnexions entre les différents flux de ressources dans les villes, et en particulier le lien eau-énergie-alimentation.
 
Il faut associer les technologies radicalement différentes précédemment citées à des transformations complètes des systèmes d’eaux urbaines. Malgré une amélioration de la performance et de l’efficacité de chacune des composantes de ces systèmes, il faut également un changement à l’échelle du système tout entier. Il convient de reconnaître l’importance des relations entre les ressources en eau, l’énergie et l’utilisation du sol dans un monde qui s’urbanise. L’objectif général de cet axe d’étude est d’étudier des méthodes de gestion intégrée qui assurent les changements nécessaires à l’échelle du système. Des activités sont prévues dans les cinq domaines suivants : la gestion intégrée des eaux urbaines (IUWM), le métabolisme urbain, les approches flexibles et adaptatives, l’urbanisme sensible aux questions de l’eau et la transition progressive.
 
Objectifs spécifiques
  • Étudier la possibilité d’appliquer une conception flexible et adaptative à la gestion des eaux urbaines, identifier des orientations prometteuses et proposer des moyens d’appliquer réellement ce concept dans des villes présentant des caractéristiques socioéconomiques, culturelles et physiques différentes, en tenant compte des éventuelles conséquences des changements planétaires, y compris la démographie, le changement climatique, les nouvelles formes d’utilisation du sol, l’évolution des modes de consommation et les progrès technologiques. La présence de quartiers insalubres et de zones périurbaines marginalisées sera prise en compte dans l’analyse en raison de ses incidences institutionnelles, sociales et économiques.
  • Effectuer des études comparées de modèles de métabolisme urbain présentant un intérêt pour la gestion des eaux urbaines et pouvant être appliqués.
  • Recenser et analyser des cas où l’urbanisme sensible aux questions de l’eau est mis en pratique depuis ses débuts, il y a plus de 20 ans, évaluer l’état actuel des connaissances, y compris sur la restauration des cours d’eau urbains, et recommander les applications pertinentes, en particulier dans les villes des pays en développement.
  • Identifier les caractéristiques des modèles de transition existants : principes, objectifs, portée et informations requises ; sélectionner des études de cas décrivant des scénarios existants et souhaitables, et évaluer les résultats de l’application des modèles, y compris le risque de brûler des étapes pour accélérer les choses, en particulier dans les pays en développement.
  • Soutenir les activités régionales et la coopération interrégionale dans les domaines évoqués dans cet axe d’étude, en incluant des initiatives régionales pertinentes telles que le projet SWITCH en Asie, et la contribution des centres régionaux et internationaux liés à l’eau sous l’égide de l’UNESCO ainsi que de l’Institut UNESCO-IHE pour l’éducation relative à l’eau.