La coopération transfrontières

Cet axe d’étude devrait permettre aux États membres d’améliorer leurs institutions, de renforcer leurs capacités professionnelles et d’élaborer des réglementations relatives à la gestion durable et à la protection des aquifères transfrontières dans le respect de l’environnement. Plus de la moitié des grands aquifères continentaux sont partagés par au moins deux pays riverains. Pour dresser un inventaire mondial des aquifères transfrontières et dégager de bonnes pratiques et des outils d’orientation adaptés à une gestion partagée des ressources en eaux souterraines, l’UNESCO-PHI a créé l’ISARM (Initiative sur la gestion des ressources des aquifères transnationaux), programme à long terme lancé à la 14e session du Conseil intergouvernemental de l’UNESCO-PHI en 2000. Dans le cadre de la première phase de ce programme, l’UNESCO-PHI a fourni un appui technique à la Commission du droit international des Nations Unies pour la préparation des projets d’articles relatifs au droit des aquifères transfrontières. En décembre 2008, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution relative au droit des aquifères transfrontières.
 
Renforcer les activités de surveillance des eaux souterraines dans les aquifères transfrontières et combler les lacunes sur le plan des données constituent une tâche qui se justifie à l’échelle mondiale ; aussi, le PHI fournira des conseils pour élaborer et promouvoir : des politiques visant à encourager et aider les organisations participant à la mise en valeur des eaux souterraines à surveiller, enregistrer, évaluer et présenter les données sur les eaux souterraines ; des bases de données SIG afin de faciliter la conservation et l’extraction, à différentes fins, des données sur les eaux souterraines ; et des cadres institutionnels et juridiques pour gérer, partager et utiliser les données à l’échelon international.
 
Objectifs spécifiques
  • Achever l’évaluation des aquifères transfrontières dans le monde entier en incluant toutes les composantes du programme ISARM, et constituer des bases de données mondiales sur les eaux souterraines ainsi que des systèmes fondés sur la connaissance dans le cadre du programme de l’IGRAC relatif au réseau mondial de surveillance des eaux souterraines afin d’aider les États membres à créer leurs propres services d’information sur les eaux souterraines et de fournir des données pour l’évaluation périodique de ces ressources à l’échelle mondiale et régionale.
  • Mettre en œuvre la résolution 63/124 de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le droit des aquifères transfrontières.
  • Aider les pays africains à mieux coopérer et se comprendre, à renforcer leurs capacités et à élaborer des réglementations relatives à la gestion durable des aquifères transfrontières.
  • Cartographier et évaluer avec l’aide du WHYMAP et de l’IGRAC les liens entre les systèmes fluviaux internationaux et les aquifères transfrontières.
  • Coordonner les activités parallèles de l’UNESCO-PHI qui ont trait aux aquifères transfrontières et appuyer d’autres initiatives dans ce domaine, par exemple le programme sur les eaux transfrontières mis en œuvre à l’Institute for Water and Watersheds (http://www.transboundarywaters.orst.edu/index.html).