L’écohydrologie

Face à l’augmentation de l’instabilité climatique, de la croissance démographique et des migrations humaines, ainsi qu’à l’émergence de nouveaux centres géopolitiques, autant de facteurs qui retentiront sur l’économie mondiale (avec l’augmentation du prix des produits alimentaires et un impact accru sur l’environnement), il est urgent de mettre fin à la dégradation des ressources en eau et au déclin de la biodiversité. L’évaluation et l’optimisation des services fournis par
l’écosystème à la société, et l’amélioration de la résilience des bassins fluviaux face au stress climatique et anthropogénique sont de nature à contribuer largement à atteindre cet objectif.

Dans l’anthropocène, la majeure partie du paysage mondial, à l’exception des déserts, des hautes montagnes et de la zone boréale, a été transformée en terres agricoles avec des zones urbaines considérablement modifiées. Cette technologisation excessive des paysages urbains et agricoles entraîne une diminution de la biomasse et de la matière organique qui aboutit à une modification du cycle de l’eau : on passe d’un modèle où la composante biologique stabilise le bilan thermique et la dynamique hydrologique à un niveau moyen de perturbation, à un modèle où le cycle de l’eau s’accélère et devient plus stochastique et défavorable pour le biote et l’humanité (sécheresses et inondations catastrophiques). En outre, ces processus réduisent le stockage du carbone et le transfert des nutriments, tant organiques que minéraux, ce qui retentit sur le cycle de la matière. Pour mettre un terme à ces processus défavorables, il faut élaborer et mettre en œuvre une stratégie en deux étapes ; la première serait fondée sur la théorie de Weizsäcker relative à la réduction de la consommation d’énergie et de matière par unité de PIB, et la deuxième reposerait sur la théorie de l’écohydrologie, qui vise à réguler le cycle hydrologique et celui des nutriments dans de « nouveaux écosystèmes » (agricoles et urbains) afin d’améliorer la capacité de charge de l’écosystème mondial. L’amélioration de la capacité de charge s’entend de l’amélioration par rapport aux ressources en eau, à la biodiversité, aux services rendus par l’écosystème à la société et par rapport à la résilience face à des impacts de plus en plus divers.

Axes d’étude

Pour plus d'informations sur chaque axe d'étude et le plan de mise en œuvre, veuillez suivre les liens ci-dessous:

 

Activités et résultats 2014-2015