L'écohydrologie au service de la résilience de l'écosystème

L’utilisation des propriétés de l’écosystème comme outil de gestion repose sur les deux premiers principes de l’EH et l’ingéniérie écologique associée. Le recours à l’apprentissage social et à la communication permet d’harmoniser les priorités de la société avec un savoir spécialisé et les derniers progrès de la science et, parallèlement, il contribue à un développement durable fondé sur une meilleure capacité de charge des écosystèmes et sur des services écosystémiques renforcés.
 
Avec des changements planétaires qui s’amplifient et une augmentation de la demande en faveur d’une gestion plus durable et efficace axée sur l’évolution du contexte et des besoins sociaux, l'une des priorités est d'identifier, d'évaluer et d’intégrer de manière fonctionnelle les services des écosystèmes comme un élément faisant partie intégrante de la gestion des ressources en eau, de l’hydroéconomie, de l’approvisionnement durable en eau et des modèles de demande. Il faut changer la façon dont sont perçus les systèmes écologiques dans les modèles économiques en les faisant évoluer de « coûts obligatoires » à « bénéfices potentiels ».
 
Que ce soit dans le paysage agricole ou dans l’espace urbain, il faut développer les biotechnologies écohydrologiques (sur la base d’une « double régulation ») afin d’augmenter les quantités d’eau disponibles, d’accroître la productivité alimentaire/bioénergétique, de réduire les rejets diffus de polluants et d’améliorer la biodiversité au service de la santé humaine et de la qualité de vie ; il faut pour cela adopter une approche systémique pour réguler les interactions complexes entre le cycle de l’eau, les écosystèmes et les sociétés.
 
Objectifs spécifiques
  • Définir de bonnes pratiques permettant une « double régulation » pour réduire l’excès de nutriments et de polluants en régulant les interactions biote-hydrologie.
  • Élaborer des lignes directrices pour l’intégration des diverses formes de régulation biologique et hydrologique à l’échelle d’un bassin afin de produire une synergie et d’améliorer la qualité de l’eau, la biodiversité et les ressources en eau douce, et optimiser les services des écosystèmes.
  • Réaliser des études de cas relatives à l’harmonisation des mesures écohydrologiques avec les solutions hydrotechniques existantes ou prévues (barrages, systèmes d’irrigation, stations de traitement des eaux usées, etc…) pour réduire les efflorescences algales toxiques et s’adapter à l’instabilité climatique.
  • Promouvoir les hautes technologies écohydrologiques peu coûteuses au service de la GIRE, l’évaluation des services écosystémiques dans les bassins hydrographiques et l’élaboration d’outils permettant de les intégrer efficacement dans les plans de gestion des bassins.