Programme détaillé jour 3

Jeudi 21 mai 2015

09h00-10h30 Séances de groupe parallèles II

Comment mettre en oeuvre l’agenda Éducation 2030 ?

Ces 10 séances débattront des processus et des mécanismes de mise en oeuvre nécessaires pour réaliser le prochain agenda et élaborer des recommandations en vue de l’adoption du Cadre d’action.

Séance parallèle 1. Mécanismes de coordination et de suivi mondiaux et régionaux 

Président : M. David Atchoarena, Directeur, UNESCO
Le succès d’Éducation 2030 dépend de l’efficacité de l’action aux niveaux national, régional et mondial. Il faudra pour cela de solides mécanismes de coordination et de suivi à tous les niveaux, qui devront être fondés sur les principes de l’inclusion, de la participation et de la transparence et exploiter les mécanismes existants. Cette séance s’intéressera aux niveaux régional et mondial, pour appuyer les actions conduites par les pays et souligner les progrès et les défis persistants en matière de mécanismes de suivi et de redevabilité depuis 2000. À la lumière du nouveau programme, elle débattra des types de mécanismes mondiaux et régionaux de coordination et de suivi, et des pratiques qui peuvent s’avérer nécessaires. Elle explorera par ailleurs les façons dont les mécanismes mondiaux et régionaux de coordination et de suivi en matière d’éducation devraient, tout en les complétant, opérer en parallèle avec les mécanismes émergents de coordination et de suivi pour l’ensemble des ODD.

Séance parallèle 2. Gouvernance efficace et redevabilité

Président : M. Gwang-Jo Kim, Directeur, UNESCO
Les systèmes actuels de gouvernance éducative nationale sont des mille-feuilles complexes. La multiplication d’acteurs privés impliqués dans la prestation, la gestion et le suivi de l’éducation rendent plus difficile encore une gouvernance efficace et transparente, alors même que la décentralisation confère aux autorités de gouvernance sous-nationales et aux acteurs locaux une responsabilité et une autorité accrues. Dans ce contexte, la coordination et le partenariat sont essentiels pour protéger l’égalité d’accès à une éducation de qualité et l’utilisation efficace de ressources limitées. Cette séance examinera le rôle joué par les autorités éducatives, identifiera les politiques et les stratégies clés afin de créer un cadre réglementaire pour une gouvernance collaborative, dans un contexte où se développe la commercialisation, et elle identifiera des systèmes de redevabilité susceptibles d’aider à la construction de systèmes éducatifs équitables et de qualité.

Séance parallèle 3. Au-delà de l’aide : transformer les systèmes éducatifs par le biais de partenariats

Président : M. Nick Dyer, Directeur général, Politiques et Programmes internationaux,
Département du Développement International, Royaume-Uni
Ce sont les pays qui doivent conduire la réalisation de la vision ambitieuse du Cadre d’action, mais la transformation des systèmes éducatifs pour offrir un apprentissage pour tous exige aussi qu’ils collaborent au sein de partenariats porteurs de sens, en apprenant les uns des autres, qu’il s’agisse de trouver comment renforcer et améliorer les systèmes éducatifs ou de prioriser les politiques fondées sur les meilleures données disponibles. La communauté internationale joue également un rôle essentiel dans l’appui aux partenariats, afin que personne ne soit laissé pour compte. Cette séance présentera les perspectives nationales et internationales du rôle de la coopération et des partenariats dans le développement post-2015. Les contributions seront ancrées dans le besoin des pays d’identifier de nouvelles formes de travail en partenariat et multilatéral pour répondre au mieux aux lacunes au niveau mondial. La discussion s’appuiera sur les thèmes centraux de l’apprentissage et de l’équité pour faire
passer le débat d’une vision centrée sur le financement du développement à la mise en avant de partenariats porteurs de sens et catalyseurs du changement.

Séance parallèle 4. Peut-il y avoir un développement sans capacités ? Les principes de l’analyse et de la planification sectorielle nationale

Présidente : Mme Suzanne Grant Lewis, Directrice, Institut international de planification de l’éducation de l’UNESCO
Le renforcement des capacités est reconnu pour son rôle fondamental dans la réalisation du développement durable et pour être l’un des principaux piliers de la coopération internationale en faveur du développement. S’il y a consensus sur l’importance du renforcement des capacités, le choix des stratégies reste en débat, en particulier pour ce qui est du passage du développement de capacités individuelles à des capacités institutionnelles durables. Cette séance envisagera plusieurs propositions de programmes efficaces de renforcement des capacités pour l’analyse et la planification du secteur de l’éducation. Elle examinera la complexité politique d’un engagement de longue haleine envers le renforcement des capacités nationales, identifiera des stratégies de renforcement des capacités, envisagera des moyens pour renforcer les centres nationaux, et identifiera d’autres principes issus de l’expérience pour le renforcement des capacités.

Séance parallèle 5. Offrir des opportunités d’apprentissage pertinentes aux enfants non scolarisés

Présidente : Mme Jo Bourne, Directrice associée pour l’éducation, UNICEF
Malgré les promesses de la Déclaration du Millénaire et de l’Éducation pour tous, un enfant sur onze ne va toujours pas à l’école dans le monde. À partir d’analyses récentes effectuées dans le cadre de l’Initiative mondiale en faveur des enfants non scolarisés (OOSCI), cette séance offrira une compréhension plus approfondie et plus nuancée du profil des enfants non scolarisés dans différentes régions du monde, ainsi que des obstacles auxquels ils sont confrontés. Un panel d’experts interviendra sur les changements nécessaires dans les pays ayant une large population d’enfants non scolarisés, présentant des exemples d’approches efficaces mises en oeuvre dans les pays en passe de résoudre
ce problème. La séance se terminera par la description de programmes d’apprentissage alternatifs qui répondent aux besoins des enfants et des adolescents ayant peu de chances d’aller à l’école ou qui ont déjà décroché.

Séance parallèle 6. Utiliser les données pour les politiques et les pratiques 

Président : M. Amit Dar, Directeur, Pratique mondiale Éducation, Groupe de la Banque mondiale
Cette séance portera sur l’importance des données dans l’élaboration des politiques et des pratiques éducatives, dans la mesure où elles sont un facteur clé dans la réussite de l’agenda Éducation 2030. Étant donné la portée accrue de l’agenda pour l’éducation, il est impératif d’investir de toute urgence dans des mesures efficaces en matière d’éducation. Des données solides sur les résultats de l’apprentissage, sur les programmes les plus à même d’influer sur ces résultats et sur les systèmes mis en place pour généraliser ces programmes sont d’une importance capitale pour orienter les décisions de politique et de programmation dans tous les pays, ainsi que les agences et les organisations travaillant avec les systèmes éducatifs du monde entier. Dans le cadre d’un débat avec modérateur, les membres du panel composé de décideurs, de représentants de la société civile, de chercheurs et de représentants d’agences de développement présenteront leur expérience dans le domaine de
l’élaboration et de l’utilisation des données dans les décisions de politique éducative, mettant l’accent sur les stratégies qui ont encouragé et amélioré les réformes des systèmes éducatifs. Ils mentionneront également les difficultés liées à l’élaboration et à l’utilisation de ces données dans le processus décisionnel.

Séance parallèle 7. Opérationnaliser l’apprentissage tout au long de la vie

Président : M. Arne Carlsen, Directeur, Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie
Composant et principe essentiel de l’agenda Éducation 2030, « l’apprentissage tout au long de la vie » doit être situé au coeur des efforts de réforme éducative, tout en sous-tendant l’élaboration de systèmes d’apprentissage rayonnant au-delà du seul secteur éducatif. Cependant, si le concept de l’apprentissage tout au long de la vie est généralement bien compris et apprécié, des questions subsistent à propos de son opérationnalisation. Face aux défis mondiaux du 21e siècle, il est maintenant encore plus impératif que chaque pays fasse de l’apprentissage tout au long de la vie une réalité pour tous. Cette séance analysera les progrès, les tendances et les défis dans les pays sur la voie de la réalisation de l’apprentissage tout au long de la vie pour tous ; elle partagera les bonnes pratiques des pays en termes de formulation et de mise en oeuvre de politiques et de stratégies pour la conception de systèmes et de sociétés permettant l’apprentissage tout au long de la vie ; et elle examinera une définition opérationnelle de l’apprentissage tout au long de la vie, ainsi que des méthodes pour en contrôler et mesurer les progrès.

Séance parallèle 8. Mobiliser le secteur privé pour la réalisation de l’agenda Éducation 2030

Président : M. Justin van Fleet, Chef de cabinet, Bureau de l’Envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale
Maintenant plus que jamais, les entreprises nouent des partenariats avec la société civile, les gouvernements et entre elles, dans le but de créer de nouvelles solutions pour améliorer l’apprentissage et la collecte de données pour l’éducation ; d’aider à aligner les programmes d’enseignement sur les besoins du monde du travail ; de développer des technologies pour l’enseignement, y compris pour les groupes les plus marginalisés ; et de participer à des plates-formes multipartenaires. Au niveau mondial cependant, l’appui des entreprises à la santé est seize fois supérieur à ce que qu’il est pour l’éducation. Cette séance aura pour objet d’encourager les entreprises à investir dans l’éducation, en particulier de montrer comment le secteur privé peut coordonner son action avec celle d’autres acteurs de l’éducation. Les intervenants partageront leur point de vue sur l’impact potentiel des entreprises sur l’apprentissage, sur la façon dont le recours aux entreprises peut renforcer la notoriété de l’agenda
Éducation 2030, et ils décriront à quoi ressemble un engagement réussi de la communauté du secteur privé. Ils s’intéresseront aussi aux moyens de collaboration possibles entre les entreprises, les pouvoirs publics et la société civile afin de vaincre les obstacles à l’apprentissage.

Séance parallèle 9. Le rôle de la société civile en matière d’éducation

Présidente : Mme Patience Stephens, Directrice/Conseillère spéciale pour l’éducation, ONU Femmes
La communauté internationale a reconnu le rôle essentiel de la société civile dans la réalisation des objectifs de l’EPT. En effet, les organisations de la société civile ont démontré leur capacité à sensibiliser les populations, à provoquer et à entreprendre un dialogue de politique essentiel et des interventions de plaidoyer fondées sur les réalités, à promouvoir des processus décisionnels plus transparents et inclusifs, à se lancer dans des approches éducatives innovantes, surtout en faveur des groupes les plus marginalisés – contribuant ainsi à la promotion d’une éducation inclusive, de qualité et équitable et d’un apprentissage tout au long de la vie pour tous. Cette séance aura pour but de faire le point sur les contributions, les réussites, les goulets d’étranglement et les enseignements à tirer de l’engagement actif de la société civile envers l’EPT depuis 2000, et d’émettre des recommandations concrètes à propos des rôles et des contributions des organisations de la société civile ainsi que des stratégies d’appui de la société civile afin d’assurer la pleine réalisation de l’agenda Éducation 2030.

Séance parallèle 10. Les cibles de l’agenda Éducation 2030 : ce que nos sociétés gagnent à réaliser ce programme universel

Président : M. Mamadou Ndoye, ancienne Ministre de l’Éducation, Sénégal
La séance débattra des conclusions d’un nouveau rapport de l’OCDE qui analyse les gains sociaux et économiques découlant de la réalisation des cibles de l’éducation post-2015. Les nouvelles données permettront de dégager des arguments pour assurer à chaque enfant né en 2015 qu’il possédera d’ici à 2030 un niveau de compétences de base pour poursuivre son éducation, réussir sa vie professionnelle et personnelle. Selon ce rapport, si les pays les plus pauvres atteignaient cet objectif, leur PIB augmenterait chaque année de 28 % en moyenne jusqu’en 2095. Cette séance examinera le chemin restant à parcourir pour que les pays réalisent ces gains, en insistant sur la pertinence universelle des cibles de l’après-2015 et en apportant des informations sur les politiques et les pratiques éducatives susceptibles de favoriser ces réalisations. Elle présentera l’expérience de systèmes éducatifs efficaces pour montrer comment l’investissement dans l’éducation peut servir à produire les meilleurs résultats.

11h00-12h30 Séance plénière III

Comment l’éducation contribue-t-elle au développement durable après 2015 ?

Co-présidents : M. Babatunde Osotimehin, Directeur exécutif, FNUAP, et Mme Amina
Mohammed, Conseillère spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la planification du développement après 2015
Le développement durable ne sera pas seulement le fruit de solutions technologiques, d’une régulation politique ou d’instruments financiers. La réalisation du développement durable n’est véritablement possible que grâce à des efforts intersectoriels dans lesquels l’éducation joue un rôle clé – il ne s’agit pas d’un type particulier d’éducation, mais d’une éducation qui prenne en compte l’interdépendance de l’environnement, de l’économie et de la société, et qui contribue à susciter le changement des mentalités indispensable pour déclencher des actions en faveur du développement durable. Reconnaissant son rôle important, les ODD ne visent pas seulement l’éducation comme un but autonome, mais ils intègrent aussi des cibles liées à l’éducation dans d’autres ODD, notamment pour la santé, la croissance et l’emploi, la consommation et la production durable ainsi que les changements climatiques. Cette séance mettra en évidence et examinera les liens croisés entre l’éducation et d’autres questions liées au développement durable. Elle soulignera le pouvoir transformateur de l’éducation, et montrera l’importance des approches intersectorielles. Les intervenants débattront de la question de savoir comment l’éducation peut répondre aux défis mondiaux, en insistant notamment sur la contribution de l’éducation à la prise en compte des changements climatiques, de la santé et de la réduction de la pauvreté.

12h30-14h30 Manifestations parallèles

 

14h30-16h00 Séance plénière IV

Éducation 2030 : accord sur le Cadre d’action et adoption de la Déclaration finale

Co-présidents : M. Dankert Vedeler, Directeur général adjoint, ministère de l’Éducation et de la Recherche de Norvège et Président du Comité directeur de l’EPT, et M. Qian Tang, Sous-Directeur général pour l’Éducation, UNESCO Cette séance a pour objet l’adoption par tous les participants de la Déclaration du Forum mondial sur l’éducation 2015, qui reflète la conception commune de la communauté éducative à propos d’Éducation 2030, et leur accord sur un Cadre d’action détaillé qui guidera et appuiera la mise en oeuvre du futur programme pour l’éducation.

16h30-18h00 Déclarations de haut niveau et cérémonie de clôture

Les représentants de haut niveau des différentes parties prenantes, telles que gouvernements, agences, ONG et secteur privé, devraient prendre publiquement l’engagement de mettre en oeuvre le programme proposé pour l’éducation avant la clôture officielle du forum.

Co-organisateurs