L’UNESCO s’aligne sur la nouvelle réforme du Secrétariat général de l’ONU
Notre monde globalisé fait face à de profondes mutations, des crises durables, des menaces nouvelles et des défis inédits, dans un contexte budgétaire de plus en plus difficile. Comme d’autres organisations internationales, l’UNESCO doit remettre en question ses modalités opératoires et d’intervention, afin de servir au mieux les intérêts de ses États membres. Dans ce contexte, la transformation voulue par la Directrice générale vient à point nommé. Ce projet s’inscrit dans la droite ligne du rapport présenté par le Secrétaire général des Nations Unies le 5 juillet 2017 sur le « repositionnement du système des Nations Unies au service de la coopération internationale ». Dans ce contexte, les attentes relatives à la réforme de l’UNESCO sont considérables. Voici quelques axes de réflexion qui nous semblent pertinents.
Mettre à profit l’expérience au fil des décennies
L’UNESCO doit mettre à profit sa propre expérience et renforcer son statut de laboratoire et de leader mondial pour les nouvelles idées. Cela implique une plus grande ouverture envers les États membres, la communauté internationale, les universités, la société civile, les ONG, etc.
Accentuer la décentralisation au profit des bureaux régionaux
Avec une structure pertinente et présente sur les cinq continents, l’UNESCO doit repenser sa structure pour accentuer sa démarche de décentralisation. Son action sur le terrain sera alors plus pertinente et plus adaptée aux besoins formulés par les États membres. Nous devons montrer que l’UNESCO est une organisation agile, capable de s’adapter au changement, réactive face aux demandes et capable de fournir des solutions pratiques et durables.
Signer des partenariats public-privé (PPP) pour financer l’éducation
Aujourd’hui, les PPP ont une importance essentielle dans le financement des programmes éducatifs. Notre but est de renforcer les relations entre la sphère socio-économique et le monde pédagogique, en créant des conditions favorables à l’intégration professionnelle des jeunes.
Améliorer la formation par l’intelligence artificielle, le Big Data et les cours en ligne
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle associée aux analyses Big Data permet d’améliorer les systèmes pédagogiques du monde entier. Certains pays d’Afrique ont d’immenses besoins en formations universitaires virtuelles et en cours en ligne. L’UNESCO doit jouer son rôle de leader en innovation, en soutenant l’évolution numérique dans le monde de l’éducation.
Les vues et opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de l'UNESCO.
