L’UNESCO est un bateau dont le cap doit être clairement défini, avec un équipage motivé. Pour avoir un impact à l’échelle mondiale, les remarques et suggestions suivantes doivent être prises en considération :
- La présence sur le terrain de l’UNESCO ne répond à aucune logique ; le personnel au Siège est trop nombreux et pas assez de staff dans les bureaux hors siège ; la durée des affectations n’est pas claire ; les bureaux multipays sont mal équilibrés ; les bureaux régionaux sont fragmentés ; les services centraux sont saturés.
À long terme, il faut revenir à une forme d’équilibre, en réduisant le nombre du personnel au Siège et en augmentant le personnel hors siège. Un bureau régional par région, accompagné par des équipes pays dans chaque Etat membre avec capacité dans tous les domaines d’expertise de l’UNESCO (Un Chef de bureau assurant la fonction de Directeur et manageant un secteur de programme), quatre spécialistes de programme, un AO et une petite unité d’assistance. Les services coûteux sont externalisés. Les missions internationales, les antennes, les bureaux multipays et les bureaux de projet sont ainsi réduits. L’Organisation optimisera ainsi son impact, tout en réduisant sensiblement les coûts.
Le Département Afrique est délocalisé à Addis Abeba, qui devient le bureau régional en Afrique.
La durée d’affectation du staff est ramenée à 5 ans maximum, à tous les postes (à l’exception des cadres dirigeants du Siège). Après deux affectations hors siège, une dernière affectation peut être obtenue à Paris. Cela suscitera la motivation et l’évolution du personnel.
- Processus administratifs
Les unités administratives et programmatiques collaboreront en équipes.
- Coordination
Au moins 50 % des activités doivent s’exercer à l’intérieur pour soutenir les sites UNESCO.
- Communication
- Retraites régionales bi-annuelles.
- Un bulletin d’information annuel par région.
- Le DUO doit être entièrement révisé.
- Les publications doivent à nouveau être décentralisées.
- Réformer systématiquement les Commissions nationales pour qu’elles collaborent étroitement avec les bureaux nationaux.
Les vues et opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de l'UNESCO.
