Laurent NDAYWEL MBOSELE, Chef de Projet « Train My Generation – Gabon 5000 », Bureau Libreville
Le projet « Train My Generation – Gabon 5000 » est le premier partenariat jamais conclu par l’Organisation avec une entreprise privée basée en Afrique subsaharienne. Notre équipe éditoriale a interviewé le Chef du projet, M. NDAYWEL MBOSELE.
Dans quel contexte le partenariat a-t-il été noué ?
Le projet est né de l’ambition du Président gabonais Ali Bongo Ondimba, qui avait lancé un appel pour un programme de formation d’au moins 5 000 jeunes gabonais dans les domaines des TIC.
L’UNESCO s’est saisi de cet appel et a sondé les entreprises susceptibles d’y répondre pour leur proposer un projet selon leur domaine. AIRTEL, un des principaux opérateurs de téléphonie mobile au Gabon, s’est engagé à accompagner l’UNESCO dans la mise en œuvre de ce projet pour lequel l’UNESCO apporte son expertise et AIRTEL le financement.
Qu’est-ce qui a été important dans la conception et la réalisation du projet ?
La conception du projet a démarré, en 2014, de manière à ce qu’il réponde à un besoin précis pour le Gabon. Le programme développé comporte quatre composantes dont un aboutissant à la formation de jeunes que AIRTEL pourrait utiliser directement ou indirectement. L’UNESCO a apporté une garantie de sérieux et de compétence pour l’image nationale et internationale du projet.
Quelles sont les leçons à en tirer ?
Comme cela était le cas pour le projet TMG, l’UNESCO est un trait d’union entre deux autres types de partenaires : l’entreprise et le pays. Il faut donc que les projets en partenariat s’inscrivent dans l’intérêt et la stratégie du pays. Il en va de même pour l’entreprise et l’UNESCO. En somme, le projet doit être aligné sur trois parties institutionnelles : pays, entreprise et UNESCO. Chacun doit être suffisamment valorisé.
Les vues et opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique ou la position officielle de l'UNESCO.
