Construire la paix dans l’esprit
des hommes et des femmes

Projet BIOsphère et PAtrimoines du Lac Tchad (BIOPALT)

Restauration écologique

Il existe trois sources principales de moyens de subsistance autour du Lac Tchad : l’agriculture, l’élevage et la pêche. Les récoltes de spiruline, « kerb », et la gomme arabique sont également prisés. Chaque source de revenu dépend de sa relation étroite avec l’environnement.Les années de sécheresse, de gestion non durable et de troubles politiques et sécuritaires compromettent ces ressources. Les habitats sont dégradés, les écosystèmes naturels sont détruits ainsi que les espèces qui y vivent.

 

L’UNESCO, avec son partenaire, Eden Project, met en œuvre des activités de restauration écologique dans 3 sites pilotes dans la zone tchadienne du lac Tchad.

 

 

Récolte durable de spiruline

Dans ce village, environ 200 femmes pratiquent le métier de récolte et transformation de la Spiruline (Spirulina arthrospira platensis). Elles sont organisées en quatre groupes dont un de jeunes filles non mariées.
La perte de végétation à des endroits clés du lac a entrainé une difficulté accrue de leur métier. De plus, la propagation de la plante Typha australis réduit la surface de culture de la spiruline. La restauration de l’écosystème permettra l’amélioration de la production de la spiruline, renforcerait les capacités des femmes et augmenterait leur résilience financière.

 

Durabiliser la pêche

Ce village, riverain du lac, est composé d’un mélange d’individus dont la plupart ont été déplacés des îles du lac Tchad par la secte Boko Haram. Leurs revenus sont fondés sur la pêche dans des pirogues traditionnelles. Chaque jour, la prise est salée puis consommée ou vendue localement. La pêche est non contrôlée. Quatre espèces différentes ont été répertoriées dans leurs prises, la principale étant un tilapia.
La priorité des activités mises en œuvre par l’UNESCO et Eden Project dans cette zone est l’analyse socio-économique des communautés impliquées afin d’évaluer leurs besoins. De même, une analyse des menaces auxquelles les pêcheurs concurrents font face est nécessaire. Ensuite, une analyse de la biologie des espèces pêchées, leurs nombres et leurs seuils de reproduction sont nécessaires pour poser les bases d’une pêche durable. Des recommandations seront formulées et appliquées dans ce sens.

 

Un wadi restauré

Ce wadi est réduit notamment car il n’est plus relié au lac. Dans les villages environnants, les activités de subsistance consistent en l’agriculture et au pastoralisme. La végétation y est dégradée et le bétail en liberté. Peu d’autres produits marchands ou d’autres sources d’alimentation sont disponibles. Les possibilités de ré-inondation seront étudiées, les besoins pour l’utilisation des terres, évalués, et leurs gestions durables seront mis en place. La restauration de ce wadi permettra le retour de l'eau dans 7 villages et contribuera à la cohésion sociale et à la paix au sein des communautés locales.