Anniversaries 2017 -

  • 2017 Arménie

    Bicentenaire de la naissance d’Ivan Aivazovsky, peintre (1817-1900) (proposition conjointe de l’Arménie et de la Fédération de Russie, avec l’appui de l’Italie) (2017)

    Ivan Aïvazovski (Hovhannes Aivazian) est considéré comme l’un des plus grands peintres de marines de l’histoire. D’origine arménienne, il a été formé à l’Académie russe des beaux-arts de Saint-Pétersbourg et a passé plusieurs années à étudier en Europe. Il a influencé l’art russe, arménien et mondial. Durant ses soixante ans de carrière, Aïvazovski a réalisé environ 6 000 toiles. Il est surtout connu pour ses peintures de paysages marins et côtiers à valeur symbolique et allégorique. Des vagues, nuages et cieux qu’il peignait, il faisait ressortir la lumière, figurant la lumière de la création. Il a aussi produit diverses œuvres illustrant de grands passages de la Bible et de l’histoire arménienne, ainsi que des scènes orientales et des portraits. Aïvazovski a réalisé un nombre sans précédent d’expositions individuelles et a participé à des expositions collectives en Russie, en Europe et aux États-Unis.
    La célébration de cet anniversaire servira les objectifs de l’UNESCO, à savoir le renforcement du dialogue interculturel pour le rapprochement des cultures, la promotion du patrimoine et de la créativité, et la diffusion et l’échange d’informations du niveau local au niveau mondial.

  • 2017 Azerbaïdjan

    600e anniversaire de la mort de Nassimi ( Sayyid Imad-ad-Din), poète (1369-1417) (avec l’appui du Kazakhstan, de la République islamique d’Iran et de la Turquie) (2017)

    Nassimi (Imad-ad-din) est né à Shamakha, dans le khanat de Chirvan (dans l’actuelle République d’Azerbaïdjan). Ce grand poète a laissé une œuvre poétique vaste et précieuse en langues azerbaïdjanaise, persane et arabe. Sa poésie a considérablement influencé le développement des expressions poétiques azerbaïdjanaise et turque ottomane pendant des siècles. L’idée du choix spirituel libre et le principe de l’amour universel ont amené le poète à encourager la tolérance, à voir au-delà des frontières bornées, et à chercher l’image de Dieu cachée dans chaque être humain. Dans ce sens, sa persévérance et sa force morale, conjuguées à un mariage complexe entre une langue infiniment limpide et des métaphores hermétiques, ont fait de cette personnalité l’une des figures les plus importantes de la poésie islamique et de la littérature mondiale. La mort de Nassimi est associée depuis des siècles à un symbole de souffrance pour les idéaux humanistes.
    Étant donné que la vie et la poésie de Nassimi ont eu une incidence considérable sur le développement de tout un ensemble de valeurs humanistes dans la région, les événements commémoratifs de sa mort contribuent à la mission de l’UNESCO de promotion de la compréhension mutuelle, de la tolérance et de la culture de la paix.

  • 2017 Azerbaïdjan

    300e anniversaire de la naissance de Mollah Panah Vagif, poète (1717-1797) (avec l’appui du Kazakhstan et de la Turquie) (2017)

    Molla Panah Vagif fut l’un des plus grands poètes lyriques de l’Azerbaïdjan, dont l’héritage a non seulement ouvert un nouvel horizon à l’essor de la littérature nationale, mais s’est même « implanté » organiquement dans l’art des ménestrels, les ashyqs, en inspirant au fils des générations des dizaines de consécrations et d’allusions de la part des poètes populaires. Vagif, fondateur du réalisme dans la poésie azerbaïdjanaise, a écrit un grand nombre de poèmes qui ont connu un largement rayonnement dans le peuple. Son œuvre a marqué une étape majeure de la littérature azerbaïdjanaise par l’invention d’un nouveau mode d’expression. Elle a exercé une influence sur les littératures perse ou turque ottomane Safavi (puis Qajar) ainsi que sur d’autres courants littéraires de la région. Après près de trois siècles, la poésie de Vagif est encore largement appréciée, citée et déclamée. Dans ses œuvres, Vagif célébrait la liberté, l’amour, la paix, le respect des valeurs morales et éthiques et la compréhension mutuelle – principes que l’UNESCO défend et promeut.
    La présente proposition rend hommage aux mérites de Vagif, qui a su sortir la poésie « de la caste des lettrés pour la populariser et la mettre à la portée de l’homme de la rue ». La célébration de son anniversaire marquera la reconnaissance de ce mouvement culturel majeur appartenant au passé d’une tradition littéraire, en soulignant l’adhésion de l’UNESCO aux principes de la diversité des expressions culturelles. La commémoration de l’héritage légué par Vagif s’inscrira dans l’objectif primordial de l’UNESCO de promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix et contribuera à ses activités stratégiques de protection, de promotion et de transmission du patrimoine.

  • 2017 Bélarus

    500e anniversaire du début de l’imprimerie en Biélorussie (1517) (2017)

    La célébration du 500e anniversaire de l’imprimerie en biélorussie aidera à promouvoir l'accès aux connaissances et leur utilisation dans la région.
    Francis Skaryna est considéré comme le premier imprimeur et spécialiste de la Bible en biélorussie. Sa contribution à la littérature biélorusse et, plus largement, aux débuts de l'ère de la « culture de masse » dans la région, a rendu possible la diffusion rapide de nouvelles idées auprès d'un grand nombre de personnes.
    Comme il est assez largement reconnu qu’après 1517, l'imprimerie s’est rapidement propagée à d'autres villes européennes, le Secteur de la communication et de l'information estime que cet événement sous-régional correspond pleinement aux objectifs du Programme Mémoire du monde et contribue aux efforts de promotion de l’accès universel au patrimoine culturel documentaire, de l’accès universel à l'information et à la connaissance, et de sa préservation. Plus précisément, l'événement contribue pleinement aux objectifs de l'UNESCO en ce qu’il participe de la préservation du patrimoine culturel et de l’accès à l’information grâce à la numérisation. Par conséquent, en soutenant la célébration de cet anniversaire, l'Organisation contribuera à ses objectifs de mieux faire connaître l'importance du patrimoine et mettra en lumière la nécessité d’en prendre soin et de le protéger, dans le but de préserver la mémoire collective.

  • 2017 Allemagne

    150e anniversaire de la naissance de Käthe Kollwitz, peintre, graveur et sculpteur (1867-1945) (avec l’appui de la Belgique et de la Pologne) (2017)

    Käthe Kollwitz (née le 8 juillet à Königsberg, en Allemagne, et décédée le 22 avril 1945 Moritzbourg (Saxe), toujours en Allemagne) est considérée comme l’une des femmes sculpteurs et graveurs les plus importantes du XXe siècle. Elle défendit avec éloquence les victimes de l’injustice sociale, de la guerre et de l’inhumanité. Son œuvre a livré une représentation souvent âpre de la condition humaine et de la tragédie de la guerre, dans la première moitié du XXe siècle. Son empathie pour les moins fortunés, qu’elle exprimait surtout à travers ses gravures, lithographies, gravures sur bois et dessins, l’a amenée à montrer les victimes de la pauvreté, de la faim et de la guerre. Ses premières œuvres se rattachaient au courant du naturalisme et ont pris plus tard un caractère expressionniste. Käthe Kollwitz fut l'une des grandes praticiennes du naturalisme et de l'expressionnisme allemand et est souvent considérée comme l'artiste majeure de la contestation sociale au XXe siècle. Son œuvre artistique, très vaste, embrasse les deux aspects fondamentaux de la souffrance per se, la pauvreté et la mort, la faim et la guerre. L’œuvre la plus célèbre de Käthe Kollwitz est probablement son dessin de 1924 intitulé « Plus jamais la guerre ». Ce dessin est devenu une icône du mouvement mondial pour la paix et la liberté.

  • 2017 France

    Bicentenaire de la mort de Madame de Staël, romancière et essayiste (1766-1817) (avec l’appui de l’Allemagne et de la Suisse) (2017)

    L'œuvre de Madame de Staël ne cesse de mettre en valeur le dialogue interculturel entre les peuples européens, tout en dénonçant l'autoritarisme de l'Empire napoléonien.
    Née en 1766, Germaine de Staël est la fille d'un négociant protestant qui deviendra Ministre des finances de Louis XV, Jacques Necker. Admise dès l'enfance dans le salon littéraire de sa mère, elle grandit au milieu des grands esprits du temps : Diderot, d'Alembert, Buffon, Grimm, Mably, Raynal et Bernardin de Saint-Pierre. En 1786, elle épouse le baron de Staël, ambassadeur du roi de Suède à la cour de France et ouvre son propre salon, où elle reçoit La Fayette, Condorcet, Talleyrand. Elle commence à écrire (des pièces de théâtre, notamment) et en 1788, un ami de ses parents fait imprimer à son insu une vingtaine d'exemplaires de ses Lettres sur le caractère et les ouvrages de J.-J. Rousseau qui la fait connaître. Pendant la Révolution, elle reçoit ses amis littérateurs dans son château de Coppet : le salon devient un centre d'émulation littéraire. En 1793, elle publie des Réflexions sur le procès de la Reine, qui défend la reine Marie-Antoinette et la condition des femmes, et en 1795 des nouvelles précédées d'un Essai sur les fictions que Goethe traduit. En 1796, Mme de Staël publie De l'influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, un traité de morale aux résonances politiques et autobiographiques, commencé en 1792. De la littérature dans ses rapports avec les institutions sociales (1800) est à un examen de la littérature à travers les différents types de société et de gouvernements. Elle défend le roman et le théâtre pour l'éducation du peuple ; elle réhabilite le Moyen Age et surtout le XVIIIe des Lumières, ce qui lui vaut l'hostilité du Premier Consul, Napoléon Bonaparte. Elle est contrainte à l'exil. Ses romans Delphine (1802) et Corinne (1807) connaissent un très grand succès. Elle voyage en Allemagne, dont elle fait découvrir l'histoire, la littérature et la philosophie dans une œuvre écrite de 1808 à 1810 : De l'Allemagne. Napoléon fait interdire le livre. Elle voyage en Europe, se rend en Russie, en Suède, en Angleterre et inspire une politique antinapoléonienne. Elle rédige d'ultimes Considérations sur la Révolution française et meurt brutalement à 51 ans en 1817.

  • 2017 France

    Centenaire de la naissance de Jean Rouch, réalisateur et ethnologue (1917-2004) (avec l’appui du Mali et du Niger) (2017)

    L'œuvre filmée de Jean Rouch a grandement contribué à la connaissance de l'Afrique et participe du dialogue interculturel.
    Ingénieur des Travaux publics de formation, il est envoyé en mission au Niger et y découvre les coutumes africaines. Il suit après la Libération les cours de Marcel Mauss et de Marcel Griaule sous la direction duquel il soutient une thèse. Chargé de recherches au CNRS, il crée avec Henri Langlois, Claude Lévi-Strauss et André Leroi-Gourhan le Comité du film documentaire qui siège au Musée de l'Homme, à Paris. Il réalise près de 120 films, parmi lesquels : Moi, un Noir (prix Louis Delluc, 1958), Chroniques d'un été (avec Edgar Morin, prix de la Critique au Festival de Cannes, 1961), La Chasse au lion à l'arc (1965), Cocorico Monsieur Poulet (1974)… Il réalise de nombreux courts-métrages sur les rituels du Niger et du Mali (notamment sur les cérémonies du Sigui, chez les Dogons). Il est Président de la Cinémathèque française de 1986 à 1991. En 1993, il est couronné par le Prix international de la Paix du Comité mondial de la Paix. Il meurt dans un accident de voiture au Niger en 2004.

  • 2017 Géorgie

    Bicentenaire de la naissance de Nikoloz Baratachvili, poète (1817-1845) (avec l’appui de l’Azerbaïdjan) (2017)

    Le prince Nikoloz Baratachvili est né à Tiflis (Tbilissi), la capitale de la Géorgie. Il est mort du paludisme à Gandja, dans le plus grand anonymat, à l’âge de 27 ans. L’influence de Baratachvili ne s’est exercée que bien plus tard, mais la génération d’hommes de littérature géorgiens qui l’a suivie a redécouvert ses textes de chansons. Il a été publié à titre posthume, entre 1861 et 1876, et a fait l’objet d’une véritable idolâtrie. Le rapatriement de son corps de Gandja à Tbilissi, en 1893, est devenu une fête nationale. Depuis 1938, ses restes reposent au panthéon de Mtatsminda, à Tbilissi.
    Nikoloz Baratachvili a été le premier à introduire l’« européanisme » dans la littérature géorgienne.
    Sa poésie est devenue célèbre à l’étranger surtout après la traduction de son œuvre et de celle du célèbre poète géorgien Tizian Tabidze par Boris Pasternak. Ces traductions sont reconnues aujourd’hui comme l’une des meilleures œuvres poétiques de Pasternak.
    Les poèmes de Baratachvili présentent de profonds liens de parenté avec ceux de William Wordsworth, Alfonse de Lamartine et Samuel Coleridge, et les critiques littéraires européens associent le nom de Baratachvili au rejet de l’influence asiatique (perse) sur la poésie géorgienne, et à la naissance de l’européanisme dans la littérature géorgienne.
    Malgré sa disparition précoce et un héritage littéraire ténu, qui se compose de moins de 40 courtes chansons, un long poème et quelques lettres personnelles, Baratachvili est considéré comme le plus haut représentant du romantisme géorgien.

  • 2017 Croatie

    400e anniversaire de la mort de Faust Vrančić, esprit universel, linguiste, inventeur et évêque (1551-1617) (avec l’appui de la Hongrie, du Monténégro et de la Slovaquie) (2017)

    Faust Vrančić fut un personnage remarquable de la Renaissance. Son chef-d’œuvre, la Machinae novae, présente les dessins techniques de plusieurs inventions ingénieuses de Léonard de Vinci. S’il n’est pas lui-même le père de ces inventions, ses travaux ont contribué à la fabrication des mécanismes concernés. Si l’on ne peut pas le considérer comme un scientifique à proprement parler, même selon les normes de l’époque, on pourrait comparer aujourd’hui ses travaux à ceux d’un concepteur industriel ou d’un ingénieur. Par ses idées, il tentait d’apporter des solutions pratiques pour la construction de bâtiments et d’objets, comme dans son célèbre croquis d’un pont suspendu, et sa représentation de parachute dans son dessin Homo Volans. Son œuvre la plus pertinente est son dictionnaire en cinq langues, qui est de fait le premier dictionnaire de croate.

  • 2017 Hongrie

    50e anniversaire de la mort de Zoltán Kodály, compositeur (1882-1967) (avec l’appui de la Finlande, de l’Allemagne, de la Grèce et de la Slovaquie) (2017)

    On se rappelle aujourd’hui le compositeur hongrois Zoltán Kodály autant pour ses contributions dans les domaines de l'ethnomusicologie et de l'éducation musicales que pour ses propres créations musicales. Jusqu'à sa mort, en 1967, Kodály a produit une suite constante d’œuvres musicales (ses œuvres les plus célèbres étant l'opéra Háry János de 1927 et la suite pour orchestre extraite de cet opéra) et d’importants ouvrages éducatifs (connus collectivement par les professeurs de musique comme la « méthode Kodály », dont l’importance est à placer au même rang que les contributions similaires d’Orff et de Dalcroze). Plus tard, il fait de fréquentes tournées de concerts au cours desquelles il dirige sa propre musique, mais il n'a jamais abandonné ce qu'il considérait comme son œuvre principale : ses travaux de collecte et de systématisation de la musique et de la culture populaires hongroises, et d’intégration de ces travaux dans une nouvelle esthétique artistique hongroise (objectif également partagé par son ami Bartók). Après la Seconde Guerre mondiale, il a été honoré par d'innombrables institutions universitaires, musicales et politiques à travers le monde ; en 1961, il est devenu président du Conseil international de la musique traditionnelle, et, en 1964, président honoraire de la Société internationale des professeurs de musique.