Après avoir gagné des batailles, les insectes battent en retraite sur le front des épidémies
Bien des maladies ne peuvent se propager que si elles sont transmises par des insectes. Elles comptent parmi les plus anciens fléaux du genre humain, dont elles ont contribué à façonner l'histoire. C'est ainsi que le paludisme a joué un rôle dans l'essor et la chute de certaines civilisations, que la peste et la fièvre jaune ont à maintes reprises décimé des populations de l'ancien et du nouveau monde et que des épidémies de typhus ont souvent déterminé l'issue des campagnes militaires. On peut encore citer la maladie du sommeil et une maladie moins connue, l'onchocercose, qui ont freiné le progrès sur le continent africain.
Ces maladies et tant d'autres, transmises par des insectes volants ou rampants, ont affaibli des groupes entiers de population, dépeuplé des régions fertiles et réduit l'homme à une existence précaire, non seulement sous les tropiques, mais aussi dans les zones tempérées. Malgré les succès remportés de nos jours dans la lutte contre beaucoup de ces calamités, il n'en est pour ainsi dire pas une qui ne constitue un danger réel ou virtuel pour une multitude d'êtres humains.
