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Les Colosses de Nemrud Dagh: les fils de l'Orient et de l'Occident

Nemrud Dagh, le mont de Nemrod, se dresse à plus de deux mille trois cents mètres, dans la chaîne de l'Antl-Taurus, en Turquie. Sur ce sommet aride et rocailleux s'élève depuis deux mille ans l'un des grands monuments de l'antiquité, un sanctuaire dont la beauté offre un exemple remarquable de la fusion qui s'est opérée entre l'Orient et l'Occident, entre les cultures perse, grecque et anatollenne. Il a été édifié, au premier siècle de notre ère, par Antiochos Ier, roi de Comagène, qui en fit à la fols « le siège sacré de l'assemblée de tous les dieux » et un Heu de pèlerinage pour son peuple.

Taillé dans le roc, le sanctuaire comprend trois terrasses aménagées au sommet du mont et décorées de puissantes statues du roi et de ses dieux, aussi hautes, sur leur socle, qu'un bâtiment de cinq étages. Des bas-reliefs représentant « l'héroïque cohorte des ancêtres du roi » ornent les murs de la terrasse ; au-dessus de ces murs et des statues, Antiochos I a fait élever un tumulus à l'aide des morceaux de pierre résultant de la taille de gros blocs, extraordinaire pic artificiel de cinquante mètres construit de la main de l'homme, en une parfaite symétrie, au sommet de la montagne. Est-ce la chambre funéraire du roi ? C'est ce que pensent les archéologues mais, jusqu'à présent, le tumulus est demeuré inviolé.

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Février 1962