Le langage : lien ou barrière
Le 1er janvier est un jour come un autre, avec cette différence que l’on souhaite à ceux qu’on aime (comme aux autres) une bonne année, au lieu de former seulement le vœu qu’ils passé une bonne journée. C’est le jour, il est vrai, où l’on prend de bonne résolutions – que l’on ne tient pas toujours, hélas! – où l’on fait peau neuve, où l’on se renouvelle.
Le Courrier de l’UNESCO a voulu, en ce début d’année, faire plus que de présenter à ses lecteurs des souhaits traditionnels, quoique sincères ; il a tenu, lui aussi, à faire peau neuve, répondant ainsi que désir exprimé par ceux qui lui fon l’honneur de suivre ses efforts. Format plus réduit, plus commode à lire et à regarder, couvertures en couleur, présentation plus moderne tout en restant sobre, nombre de pages accru.
Mais tout en se renouvelant, le Courrier reste fidèle à son but qui est celui de l’UNESCO : ouvrir une fenêtre sur le monde, montrer que personne ne peut rester indiffèrent à ce qui se passe à l’autre bout du globe comme à l’autre bout de la rue. Ce but, le Courrier tente de l’atteindre en présentant chaque mois, par le texte et par l’image, par tous les moyens qui permettent à l’œil et à l’esprit de comprendre, une pensée qui se veut accessible à tous les pays, à tous les hommes.
À ceux qui demandent quelque chose de plus que la pâture quotidienne, immédiate et locale ; à ceux qui sentent confusément qu’à des milliers de kilomètres il se passe des événements lourds de conséquences pour leur vie ; à ceux pour qui les droits de l’homme sont plus et mieux qu’une formule et notamment aux membres du corps enseignants, pour qui cette revue est conçue et réalisée ; à ceux qui étant eux-mêmes cultivés, ressentent l’injustice de laisser des millions d’hommes dans l’ignorance; à ceux qui refusent d’être les complices des préjugés de race, de pensée et de religion, le Courrier demande à son tour : Abonnez-vous, faites abonner vos amis, profitez des nouveaux tarifs. Il leur demande aussi de ne pas cacher leurs critiques, de ne pas garder pour eux les suggestions que leur inspire la lecture du Courrier. Car Le Courrier de l’UNESCO est votre revue.
La rédaction
Couverture
Cette jeune Indienne de l'Amazone vit dans le plus polyglotte des cinq continents. Des quelque trois milles langues parlées aujourd'hui dans le monde, plus de douze cents sont utilisées par les Indiens des Amériques, certaines par des tribus totalisant seulement quelques milliers ou même quelques centaines de membres. C'est en étudiant un grand nombre de ces modestes idiomes que les linguistes ont pu se familiariser avec la nature même du langage et aider le professeur de langues vivantes à résoudre ses problèmes.
