L'Eau et la vie
L'homme a besoin de plus en plus d'eau, que ce soit pour ses lusages domestiques, pour l'irrigation de ses champs, pour le refroidissement de ses centrales énergétiques et ses industries diverses. Les quantités qui lui sont nécessaires augmentent d'abord automatiquement avec l'accroissement de la population. De ce seul fait il faudrait dans vingt ans plus de trois mètres cubes d'eau là où deux sont suffisants aujourd'hui.
Mais, en outre, l'élévation générale du niveau de vie à laquelle aspirent tous les hommes, la lutte contre la faim par l'irrigation de nouvelles terres, l'implantation accrue de nouvelles industries, vont constituer dans le monde entier une cause supplémentaire d'accroissement des besoins en eau. Et bien que des calculs précis soient difficiles en cette matière, on peut estimer que d'ici vingt ans, ces besoins auront doublé.
Une expansion aussi rapide de la consommation d'eau ne pourra se faire que grâce à des travaux hydrauliques d'une ampleur et d'une diversité considérable». Dans de nombreux endroits les ressources auxquelles on devra faire appel seront de plus en plus éloignées, de plus en plus difficiles à atteindre, ou elles devront être recherchées par des traitements coûteux permettant de réutiliser des eaux polluées, ou de dessaler l'eau de mer.
De toute façon, que ce soit pour transporter l'eau sur de grandes distances, pour l'emmagasiner dans des réservoirs ou pour en maintenir la qualité, les aménagements et les travaux nécessaires pour doubler en vingt ans les quantités disponibles coûteront des sommes fabuleuses, atteignant peut-être plusieurs millions de millions de dollars pour l'ensemble du monde.
Dans ces conditions, il est bien évident que l'on doit chercher par tous les moyens possibles, en chaque endroit, les ressources en eau douce qui apparaîtront les moins coûteuses. Encore pour cela faudrait-il connaître ces ressources ! Seul un programme soutenu et coordonné d'observations et de recherches scientifiques en hydrologie permettra de répondre à cette question c'est le but de la Décennie Hydrologique Internationale.
