L'Inde à l'heure de la technique
L'industrie de la République indienne connaît un développement rapide et doit faire face à un urgent besoin d'ingénieurs et de techniciens supérieurs. Le gouvernement a donc décidé de créer des instituts technologiques dans quatre régions du pays, notamment l'Institut de technologie de Bombay.
L'Inde a reçu de l'Unesco une aide importante qui a facilité l'organisation de cet Institut. Un accord fut conclu en 1955 pour permettre à l'Unesco d'utiliser au profit de cet Institut une contribution en roubles de l'U.R.S.S. au Fonds de l'Assistance technique des Nations Unies. Il était prévu une aide équivalant à 3 500 000 dollars, qui serait fournie en 5 ans ; mais, en fait, la valeur de l'assistance fournie a dépassé 4 500 000 dollars; en outre, l'U.R.S.S. a fait don d'un matériel valant 3 millions de roubles anciens. En même temps, l'Inde a dépensé pour l'Institut quelque 10 millions de dollars, soit plus du double de l'aide internationale qu'elle a reçue aux mêmes fins. Le soin d'établir le projet de l'Institut (y compris les ateliers et les laboratoires) a été confié à des spécialistes soviétiques, ainsi que l'élaboration des plans d'études et des programmes.
Le gouvernement indien s'est chargé de toutes les opérations touchant à la construction ; l'Unesco a fourni des installations et les appareils nécessaires à l'équipement des laboratoires et des ateliers, elle a aidé à organiser l'activité scientifique et didactique de l'institut.
C'est ainsi qu'une cité universitaire a surgi dans la banlieue de Bombay, dans un paysage pittoresque, en pleine jungle, au bord du petit lac Pavai où l'on peut voir cette inscription" : « Défense de se baigner : crocodiles ! » Elle a poussé très vite. Djawarharlal Nehru, alors Premier ministre de l'Inde, en a posé la première pierre le 1er mars 1959 et les travaux de construction ont été rondement menés.
